Mercredi 15 octobre 2014 3 15 /10 /Oct /2014 09:20

 

Acheté pour un aster noviae-angliae 'Herbstschnee', cet aster en a la couleur blanche et la taille mais n'en n'a ni le feuillage ni surtout le port ramassé. Il s'est rapidement installé au jardin et s'est vite montré généreux, très généreux, bien trop généreux.

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Des asters traçants, il en fleurit au jardin mais jamais je n'ai eu une variété aussi agressive. Une vraie calamité ! En quatre ans, un tiers du massif pourpre a été colonisé.

Certes, fin septembre le coup d'oeil est joli mais voir émerger des tiges blanches de toutes parts finit par être inquiétant. Chaque espace libre entre les différentes vivaces a été occupé.

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D'une indélicatesse inimaginable, il a même fini cette année par squatter et s'imposer au milieu de certaines plantes. Mais il y a quinze jours, lorsque je l'ai vu niché au coeur même de ma belle euphorbe corrolata, son sort était scellé. Dommage pour lui ... mais il ne fallait pas toucher ainsi à ma favorite.  

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Je l'ai laissé fleurir tout son soûl, profitant une dernière fois de la belle marée blanche. Et hier matin, sans aucun regret, je me suis attelée à son arrachage.

Jamais je n'aurais imaginé un tel réseau souterrain ! Les longues racines ont rempli une bonne demi-brouette et je suis malheureusement bien  consciente que tout n'a pas été ôté.  Il me faudra sans doute plusieurs années avant d'être certaine de l'avoir totalement éradiqué.

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J'espère qu'à l'instar de ce sans-gêne, je ne me suis pas montrée généreuse et n'en n'ai pas distribué dans des jardins amis.


Par Blandine - Publié dans : Le-jardin-de-berthille
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Mardi 7 octobre 2014 2 07 /10 /Oct /2014 10:00

 

La collection automnale de cette année est très flashy. Difficile de passer inaperçue avec un tel manteau surtout lorsqu'on se promène à découvert sur du bois très foncé ! 

 

Dérangée et effrayée, la belle s'est roulée en boule et immobilisée de très longues minutes, dévoilant au passage 4 toupets de poils jaune beurre et de larges rayures noires.

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Première rencontre avec la chenille de la pudibonde, ou patte étendue (calliteara pudibonda). Elle donnera naissance à un papillon de nuit blanc grisâtre qui passera bien plus inaperçu que sa chenille.



Par Blandine - Publié dans : Animaux du jardin
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Samedi 27 septembre 2014 6 27 /09 /Sep /2014 01:00

 

En ce début d'automne, les berberis du jardin sont particulièrement en beauté. Sous leurs branches pendent des dizaines et des dizaines de petites baies rouges allongées. Si les gelées ne sont pas trop méchantes, elles peuvent persister jusque janvier et lorsque la neige s'invite, c'est un véritable spectacle.

 

Rouge foncé pour celles de l'énorme 'Atropurpureum' planté il y a une bonne vingtaine d'années

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Accrochées telles des boules de Noël sur 'Golden Torch'

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Tellement nombreuses sous les branches de 'Pow Wow' qu'elles vont sérieusement concurrencer la flamboyance automnale du feuillage 

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Quasiment fluorescentes au soleil couchant pour celles de 'Rosy Glow' 

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Feuillages variés, couleurs automnales, fructification, beaucoup de qualités qui font un peu oublier le côté très acéré de ces arbustes sans souci. 

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Par Blandine - Publié dans : Au bonheur des plantes
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Mardi 9 septembre 2014 2 09 /09 /Sep /2014 00:02

 

Découverte et admirée il y a quelques années dans un massif du Jardin de Berchigranges, j'ai mis un certain temps à trouver son petit nom. Mettre ensuite la main sur un godet ne fut pas non plus chose facile.

 

Les premières années m'ont déçue. Deux, puis trois, puis quatre tiges au bout desquelles quelques maigres fleurettes se balançaient ; j'étais loin du brouillard blanc qui m'avait conquise dans le jardin vosgien.

 

Achetée en 2008, elle n'a commencé à se révéler que l'an dernier. Et cette année, victoire, je le tiens enfin mon nuage tout en légèreté !

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le 28 juillet

 

euphorbia-corollata-30-aout-14.jpg le 30 août

 

Six semaines minimum d'une floraison blanche comme neige, aérienne et souple que la pluie ne grise ni ne brunit.

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Le point faible est sa haute taille (0.80 m) car à moins d'être soutenues par des voisines complaisantes, ses tiges tout en hauteur nécessitent un tuteurage sous peine de les voir s'avachir.

 

A l'automne, la plante n'est pas en reste car son feuillage revêt pendant quelques jours un habit de feu des plus flamboyants.

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octobre 2013

 

Cette année, grâce à son soutien et dans le secret espoir de trouver quelques petits semis au printemps, les fleurs fanées n'ont pas été coupées.  Bien m'en a pris car le feuillage n'est pas le seul à s'embraser. La plante toute entière vire au rouge orangé et met le feu à cette partie du massif.

euphorbia-corollata-1-oct-14.jpg

 

Totalement sous le charme et devant mes échecs répétés à la multiplier, j'ai profité du rendez-vous printanier de Schoppenwihr pour acheter un deuxième pied de cette belle euphorbia corollata.


Par Blandine - Publié dans : Coups de coeur
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Dimanche 3 août 2014 7 03 /08 /Août /2014 08:53

 

A la sortie de l'hiver, le compte était loin d'y être : sur 10 gros poissons rouges, seuls 6 répondaient à l'appel. Cela m'avait étonnée car l'hiver avait été d'une douceur exceptionnelle et tous avaient déjà survécu à des températures bien plus négatives.


Jusqu'il y a un mois, les effectifs sont restés stables. Mais un matin, un nouveau poisson a été porté manquant. Un autre s'est volatilisé quelques jours plus tard, puis encore un autre. Cela commençait à faire beaucoup d'autant qu'aucune explication envisagée ne me semblait satisfaisante.

   

En l'absence de cadavres, la mort naturelle ou de maladie fut écartée. J'ai alors accusé chat, rapace ou autre carnassier sauvage.

 

Et puis, il y a trois jours, lovée contre la pierre chaude du banc, une couleuvre s'est laissée surprendre. Craintive, elle s'est rapidement enfoncée dans les profondeurs du bassin.

Il a fallu attendre la tombée de la nuit pour réussir à l'observer plus longuement.

couleuvre1 28 juil 14 Fine mais de belle taille (0.80 m environ), les écailles hésitant entre le brun et le gris, c'est assurément un beau sujet pour qui aime le peuple rampant ... ce qui n'est pas à tout fait mon cas.

couleuvre2-28-juil-14.jpg

 

Un ami pisciculteur m'assura que l'auteur des disparitions de poissons était trouvé mais que j'allais avoir du mal à déloger l'animal de la résidence 5 étoiles que je lui offrais sans le vouloir : un garde-manger aquatique offrant peu de cachettes à ses proies, une abondante réserve souterraine de viande fraîche, une végétation haute pour se reposer et se dissimuler, un banc de pierre pour se chauffer au soleil, une pile de bois où se débarrasser facilement de ses mues, un compost tout proche où pondre ses oeufs ...

 

Et même si mon ego se flatte d'avoir su créer un petit écosystème, inutile de préciser que je n'ai pas remis les mains dans le bassin et que je prends bien soin de faire vibrer le sol pour m'annoncer lorsque je m'assieds sur le petit banc de pierre.


Par Blandine - Publié dans : Bassin
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