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14 août 2015 5 14 /08 /août /2015 09:48

 

Dominant la grande rocaille, les cheveux au vent, elle m'avait fait de l'oeil lorsque je l'ai vue pour la première fois à Berchigranges. Jamais je n'avais vu de graminées avec des arêtes  aussi longues et gracieuses.

Inutile de dire que lorsque je l'ai croisée sur le catalogue de Monique, je n'ai pas hésité une seconde et la belle a fait son entrée au jardin. Il a fallu que j'attende trois ans pour obtenir un résultat qui commence à avoir de l'allure.

 

Son feuillage fin vert bleuté la rend très discrète onze mois sur douze. En revanche, dès la mi-juillet, de longues tiges s'étirent jusqu'à 70 cm de hauteur ; puis d'interminables épillets apparaissent. Souples et soyeuses, les arêtes dansent et se contorsionnent au moindre souffle de vent.

 

La floraison, trop brève à mon goût, s'étale sur un mois. Cette année, les bourrasques de vent de ces quinze derniers jours l'ont encore écourtée et les graines que je voulais récolter se sont dispersées dans le jardin m'obligeant à une chasse au ras du sol.

 

Habituellement je coupe les tiges une fois les semences envolées. Grâce à l'abattage du gros mélèze, le soleil matinal les éclaire joliment ; elles resteront donc en place jusqu'à ce que la molinie 'Transparent' voisine éclipse sa blondeur.

 

Pour la multiplication, rien de plus simple. Dès que les semences se détachent, il suffit de les enfoncer légèrement à leur place définitive en les espaçant de quelques centimètres.

Il est d'ailleurs amusant d'observer comment la longue tige se vrille pour "se visser" d'elle-même en terre.

semence tout juste détachée

semence 1 h plus tard

 

Bien évidemment, ne pas oublier de marquer l'emplacement car rien ne ressemble plus à une herbe indésirable qu'une graminée. Mais que noter sur l'étiquette ? Stipe admirable ou stipa pulcherrima. Les graines germeront au printemps suivant et fleuriront deux à trois ans plus tard.

 

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Published by Blandine - dans Coups de coeur
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15 juillet 2015 3 15 /07 /juillet /2015 08:07

 

N'est pas bûcheron qui veut ...

Dire que ce sapin était sensé tomber diamétralement à l'opposé dans le champ voisin, comme ses deux comparses obéissants abattus la veille.

Plus de peur que de mal, pour le bûcheron (et son entourage) qui s'en sort quand même avec une belle frayeur.

 

Le gros pommier mascotte du jardin est intact ; la vieille balançoire, vestige des années d'enfance, est toujours debout. Seul le gros cèdre a perdu une branche dans la bataille, mais cela est loin de me déranger.

 

Quant aux plantations du talus, protégées par la forte pente, elles ont dans l'ensemble peu souffert. Quelques vivaces ont été chahutées ; une belle branche du cotinus pourpre est cassée, cela me donnera l'impulsion pour le rajeunir en le taillant plus court au printemps prochain.

 

 

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24 juin 2015 3 24 /06 /juin /2015 16:27

 

A priori, peu de choses différencie ces deux beaux et généreux geranium. Mêmes forme de fleurs, même coloris, même feuillage, même période de floraison. 'Rosemoor' est donné pour plus compact mais visiblement dans mon jardin, personne ne lui a encore dit.

geranium magnificum

geranium magnificum 'Rosemoor'

 

Durant trois ans, je m'étais même dit que j'avais été abusée et que mon 'Rosemoor' était le magnificum que j'avais déjà abondamment divisé et planté dans les différents massifs.

 

Mais la dernière pluie, pourtant ni bien méchante ni bien abondante malheureusement, m'a ouvert les yeux. Alors que magnificum s'était complètement avachi et couché à terre, 'Rosemoor' n'avait pas bronché et était resté fier et droit comme un I.

geranium magnificum

geranium magnificum 'Rosemoor'

 

Quinze jours plus tard, 'Rosemmor' est toujours aussi droit et magnificum ... toujours autant à terre.

geranium magnificum 'Rosemoor'

geranium magnificum

 

Je sais donc maintenant qu'il y a une réelle et très appréciable différence entre ces deux geranium presque jumeaux. Dès l'automne, je vais donc diviser mon pied de 'Rosemoor' et remplacer progressivement tous les magnificum du jardin.

 

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20 juin 2015 6 20 /06 /juin /2015 09:46

 

"Là où le greffier passe, le quat'dents trépasse." ... Enfin normalement ! Mais pas lorsque le jardin est habité par la tornade Frimousse hyper active dont le principal passe-temps est de grimper partout, plus haut, toujours plus haut ...

 

Pourtant ce n'est pas faute d'avoir goûté avec délice à toutes les chairs de poilus et autres plumeux dans sa prime enfance. Sa mère est une chasseuse hors pair et l'a régalée patiemment et abondamment de viande fraiche durant six mois.

Mais pour le moment, notre jeune minette préfère de loin l'exploration très active de son domaine à la station immobile d'une partie de chasse.

Je commençais à désespérer car pendant ce temps, les campagnols continuaient à mener la vie dure à de nombreuses vivaces. Alors en bonne maman de substitution, j'ai essayé de lui montrer la voie à suivre. Long reniflage de feue ma belle touffe de miscanthus 'Kleine Fontäne' ...

... guidage vers la galerie du délit et mise en position de la tête chercheuse

... et ... rien ... aucun déclic

 

Pourtant, au vu des dizaines de lézards dont elle se fait un devoir d'éradiquer des prairies voisines, je la sais suffisamment armée de patience pour rester longuement à l'affût.

Enfin, il y a quelques jours, elle est revenue toute fière du fond du jardin avec son premier petit rongeur. Inutile de dire qu'elle fut longuement félicitée. 

 

Mais j'avoue que que la suite de l'histoire m'a laissée plutôt pantoise.

Après avoir un ptit peu joué au chat et au campagnol, 

j'ai rapidement compris que quelque chose ne tournait pas tout à fait rond. Loin de fuir, le petit rongueur s'enhardissait et faisait front. 

Puis il s'est tranquillement assis, a défié effrontément la chatte 

et a crânement marché vers elle, 

rendant notre mistigri toute peureuse et craintive

La suite de l'histoire, je ne la connais pas.

 

En attendant, les trous continuent de fleurir, les graminées de se faire manger, les allium de se faire aspirer et moi de me désespérer ...

 

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Published by Blandine - dans Frimousse
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3 juin 2015 3 03 /06 /juin /2015 22:32

 

Bien difficile de tenir le devant de la scène lorsqu'on se retrouve coincé entre un kolkwitzia, un viburnum 'Onondaga' et un plicatum, tous trois à l'apogée de leur floraison. Et pourtant, impossible de ne pas remarquer ce petit lilas complètement perdu au milieu de la végétation tant il traîne dans l'air ses puissantes effluves.

 

Il y a deux ans, bien avant mes  yeux, mon nez avait découvert ce syringa meyeri 'Palibin' dans les Jardins de l'Abbaye d'Autrey. Une révélation olfactive ! Sitôt senti, sitôt acheté.

Au printemps dernier, à mon grand regret, un gel tardif avait brûlé la totalité de ses promesses de fleurs et ruiné tous mes espoirs d'après-midis odorants. Mais cette année, mon parfumeur s'est bien rattrapé. Une floraison abondante le fait embaumer à plusieurs mètres à la ronde dès que le soleil chauffe ses panicules. Désherber dans ses parages devient alors une vraie gourmandise.

 

Pas très haut (1.50 m), pas très large (1.20 m), il n'occupera à terme que la place dévolue aux vivaces les plus imposantes du jardin. Il faut dire que passée la floraison, il n'offre aucun intérêt particulier. Un feuillage vert tout ce qu'il y a de plus banal, des couleurs automnales inexistantes. Pire, chaque automne, il a même le vilain goût de se dessécher précocément me faisant craindre une mort prématurée.

Alors, cette année une clématite sera plantée à son pied. Elle colorera le feuillage, offrira une floraison estivale à cet arbuste printanier et camouflera les vilaines feuilles brunes de la  fin de saison.

 

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11 mai 2015 1 11 /05 /mai /2015 14:30

 

En ce moment, les ancolies allongent le cou et gonflent leurs joues. Mais avant de me faire admirer leurs fleurs à l'allure un peu désuète, quatre d'entre elles m'ont déjà réjoui les yeux par des atouts feuillus non dénués d'intérêt.

 

D'un jardin ami, j'avais emporté quelques semis dont les feuilles m'avaient semblé, à juste raison, d'un vert bien plus clair que l'habituel feuillage bleuté. 

 

Puis lors d'une fête des plantes, j'avais découvert 'Leprechaun Gold' et ses feuilles panachées.

 

Une année plus tard, convaincue et conquise par ces deux charmantes présences printanières dans un jardin encore peu réveillé, je me suis mise en chasse. Deux nouvelles venues se sont ajoutées au printemps dernier.

'Woodside Strain' au débourrage jaune et à la panachure peut-être un peu moins tranchée que celle de 'Leprechaun Gold'

 

'Mellow Yellow' au feuillage d'un vert chartreuse hyper lumineux

 

Et parce que rien ne vaut les comparaisons, voici une planche avec, de gauche à droite, ancolie normale (1), ancolie au feuillage vert clair (2), 'Leprechaun Gold' (3), 'Woodside Strain' (4) et pour finir 'Mellow Yellow' (5).

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17 avril 2015 5 17 /04 /avril /2015 10:05

 

Alors quoi ... comme ça, il n'était pas à ton goût le joli nichoir confectionné par mon papa et la benjamine de la famille ? Il a fallu que tu y apportes ta petite touche personnelle.

Je te savais maçonne. Normal, me diras-tu. Lorsqu'on utilise les anciens nids de piverts, il faut les mettre à son goût et adapter la porte d'entrée à sa taille.  Mais de là à rénover entièrement le premier étage d'un nichoir clés en main, il faut avoir du courage, beaucoup de courage. Sans doute que, tout comme pour les maisons d'homme, il y a des modes en matière de décoration de nichoirs.

 

Tout au début, je n'ai pas trop bien saisi. En voyant une tache foncée près du faîte, j'ai cru que le bois se désagrégeait après l'hiver.  Après douze ans de bons et loyaux services, cela ne  m'a pas paru impossible mais quand même un peu étonnée. Mais jour après jour, il se passait des choses et j'observais chaque matin d'autres changements. L'appareil photo et son zoom m'ont éclairée : quelqu'un recouvrait le bois avec de la terre humide.

            

               

 

Et puis un matin, je t'ai aperçue, très affairée. Et tu tapais, tapais avec ton bec sur le nichoir et la tache de terre grandissait, grandissait. 

 

Des semaines durant, tu as accompagné chacun de mes travaux au jardin de tes cris énervés par mon intrusion. Chaque matin, appareil photo, je suivais et gardais trace de l'évolution des travaux de la veille.

Becquée après becquée, coup de bec après coup de bec. Jour après jour, des centaines de coups de bec ! Six semaines d'intense labeur. Quel courage et quelle énergie ! Ton qualificatif de torchepot est loin d'être usurpé !

 

Depuis dix jours, les cris d'alerte se sont tus. Le crépissage s'est arrêté, la façade s'est épaissie d'un bon centimètre de terre maçonnée. Je t'avoue que je préférais l'entrée plus arrondie mais tu dois avoir tes raisons.

 

Maintenant petite sittelle, tu te fais discrète, furtive, silencieuse. Une autre mission t'attend, la plus belle.

Chuut, je te laisse.

 

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Published by Blandine - dans Animaux du jardin
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11 avril 2015 6 11 /04 /avril /2015 08:20

 

Après un long hiver dans la grisaille, est-ce le besoin de ciel et de soleil qui m'a fait reproduire ce mariage de couleurs printanières dans un des massifs du jardin ?

Du bleu pour le ciel

     

     

 

Et du jaune pour éclairer

      

 

Et lorsque jaunes et bleus se côtoient ou se mêlent, c'est une explosion printanière.

 

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2 avril 2015 4 02 /04 /avril /2015 01:05

 

Incroyable le nombre de plantes qui ont besoin d'être soutenues dans un jardin : les grosses fleurs de pivoine que la pluie alourdit, les geranium exubérants qui s'affalent sur leurs voisines ; les hauts thalictrum que le vent chahute violemment ; les asters qui se répandent sur les allées ...

J'ai beau mettre de côté des tailles d'arbustes bien droites, chaque année je manque de tuteurs. Et puis, il faut reconnaitre que le bois a quand même ses limites dans la durabilité et la practicité.

 

L'idée de calquer les tuteurs chèrement vendus en magasin était dans mon esprit depuis quelque temps déjà. Le fer à béton s'est tout de suite imposé comme le matériau qu'il me fallait. Peu cher, robuste, assez facilement travaillable et se fondant bien dans le décor.

De plus, nul besoin d'être bon bricoleur, costaud des Halles, soudeur ou super équipé pour réaliser ce que j'avais en tête. Un coupe-boulon, un étau fixe, du fer à béton, une paire de gants, un vieil arbre, une amie et le tour est assez facilement joué.

 

Trois étapes :

- découpe de la barre à la dimension souhaitée (hauteur + arrondi + hauteur)

- mise en place dans l'étau afin de former un "U" à angles droits  (c'est là que l'amie est indispensable car une barre ronde, ça roule avant d'être coincée)

- façonnage en arc de cercle autour du tronc d'arbre (à deux, ça va bien mieux aussi).

 

Et voilà le résultat !

 

Brun sur brun ... comment ça, ce n'est pas très visible ? Qu'à cela ne tienne, j'avais même pensé à faire des clichés sur fond de neige. Malin, non ?!

               

                      petit modèle                                              modèle le plus grand

 

Outre le prix dérisoire de revient, les possibilités de personnalisation sont innombrables. Quelques modèles testés et approuvés :

- 30 - 30 - 30 => petits geranium ...

- 60 - 60 - 60 => pivoines, grands geranium ...

- 100 - 100 - 100 => asters, phlox, graminées ....

Et en les couplant et solidarisant par deux, le cerclage est total.

 

Alors prêt(e)s à vous mettre à l'oeuvre ?

 

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Published by Blandine - dans Trucs et astuces
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6 mars 2015 5 06 /03 /mars /2015 09:35

 

Petite, j'ai toujours aimé cherché les différences entre deux dessins. Alors, au printemps dernier, lorsque j'ai découvert un peuplement de perce-neige, j'ai aiguisé mon regard, ai mis son sens de l'observation en éveil et me suis mise à la recherche d'éventuelles petites beautés.

Non seulement je me suis régalée mais je ne suis pas rentrée bredouille car plusieurs types de perce-neige s'y côtoient et ont donné naissance à de jolies lignées.

 

Des grands (20 cm)

et des petits mini (à peine 10 cm)

des très fins et des rondouillets

 

des longs cous et des grandes oreilles

 

et toute une panoplie de marquages verts

 

 

 

 

 

Et puis il y a les hors concours, les "anomalies" d'une seule année.

 

                      

 

Certes, toutes ces différences ne sont pas forcément très marquées mais elles permettent de pimenter quelque peu le tour matinal du jardin à la sortie de l'hiver.

Et puis voilà comment se constituer un début de "collection" à peu de frais.

 

Alors un conseil si d'aventure la même providence s'offre à vous, choisissez un jour ensoleillé. Les corolles seront bien ouvertes, dévoilant les dessins internes et, le nez au ras su sol, le parfum subtil de ces fleurs vous transportera.

 

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