Jeudi 19 janvier 2012
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Fin décembre, voyant la jardinière se tourner vers les belles épineuses, le gros bonhomme à la barbe blanche et au manteau
rouge a eu l'excellente idée de surfer sur ce nouvel engouement. Dans les sabots fut déposée la promesse d'une gigantesque et magnifique floraison musquée : au printemps, un rosier 'Paul's
Himalayan Musk' prendra ses quartiers ... et ses aises au jardin.
Accueillir un tel géant se réfléchit longuement. Vu la vigueur de cette liane, le support doit être costaud de chez costaud.
Il ne faudrait pas qu'au premier gros coup de vent automnal, la belle et son support se retrouve piteusement à terre.
Mais quel "tuteur' lui trouver au jardin ?
Pas les fruitiers ; la cueillette annuelle des cerises, pommes et autres poires n'a pas vocation à s'apparenter à une séance
de piercing.
Pas le cotinus 'Royal Purple', il est bien trop freluquet pour se mesurer à un tel monstre de vigueur.
Pas le catalpa, ses larges feuilles ne supporteraient pas la moindre griffure sans se déchirer et pendre
lamentablement.
Au fur et à mesure de la recherche, le nombre de candidats potentiels s'amenuise.
Restent
- le tilleul. Gros et grand, il ne fléchirait pas et offrirait un support largement et hautement suffisant. Deux bémols
cependant. Un : l'endroit ne reçoit que très très peu de soleil et de plus, tôt le matin. Deux : la course du soleil risque d'attirer la floraison côté rue, ce qui n'est pas du tout le but
recherché.
- le noyer. Encore un costaud qui supporterait allégrement ce rosier. Mais tout comme pour le tilleul, l'endroit est très
ombragé et peu de soleil arrive au pied de l'arbre.
- l'érable. Moins imposant que le tilleul et le noyer, il accepterait aussi sans broncher ce beau locataire qui lui offrirait
une belle floraison en début d'été. C'est l'endroit où il serait le plus en valeur et le plus admiré ... mais l'érable devant être taillé de temps en temps, les épines acérées risquent de poser
un problème très piquant.
- les juniperus. Ils poussent sur plusieurs mètres le long du talus très pentu. Avec du soleil quasiment toute la journée,
l'exposition serait idéale. Mais grandir à l'horizontale conviendrait-il à une liane plutôt habituée à s'élancer vers le haut ?
Qu'en pensez-vous ? Cultivez-vous ce rosier ? A quelle exposition ? Sur quel support ? Je suis à l'affût de toute suggestion,
conseil et/ou mise en garde afin que mon rêve parfumé et romantique prenne joliment forme.
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