Coups de coeur

Mardi 24 novembre 2009 2 24 /11 /2009 08:21

L'année dernière, en décembre, j'ai récupéré, sauvé d'une composition de Toussaint, un minuscule petit skimmia aux fleurs brunies par le gel. Planté sans beaucoup d'amour, il n'avait même pas eu le bonheur de s'ancrer dans le terreau de sa jardinière et le gel l'avait cruellement remonté.

Sûrement trop occupée sur le moment, je l'ai attrapé, l'ai enfoncé dans un pot même pas à sa taille et l'ai mis à l'abri sous un mahonia ... jusqu'à l'été suivant où en ôtant quelques indésirables, je l'ai retrouvé.
Oh, il n'était pas bien chouette ! Congelé, assoiffé, affamé, les racines à l'air dans son petit pot sans terre. Et pourtant, deux de ses branches grêles étaient encore vivantes et il arborait timidement quelques feuilles bien vertes. J'ai senti en lui une énergie qui valait le coup que je m'en occupe enfin décemment.

Un pot à sa taille, un mélange de terreau maison et de terre de taupinière, des arrosages suivis, une place à mi-ombre et, le mois dernier, un moutonnement en bout de branches ... Une promesse de floraison ???

Pas d'erreur ! C'était bien des boutons de fleurs ! Depuis, deux belles grappes rose foncé se sont déployées. Les fleurs blanches, parfumées, ne s'ouvriront au printemps.

Tout maigrichon et convalescent qu'il est encore, il méritait bien que je lui rendre hommage et que je le mette à l'honneur mon brave petit skimmia !

Pour résumer, voilà un joli petit arbuste tout rond, au feuillage persistant, à la longue floraison hivernale et qui a supporté, à l'abri du vent, des températures descendues jusque - 16° . De quoi me donner envie d'en planter un ou deux autres au jardin.

L'arbuste étant dioïque et 'Rubella' un monsieur, inutile d'attendre les baies rouges car seuls les sujets femelles en portent.

Par Blandine - Publié dans : Coups de coeur
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Vendredi 17 juillet 2009 5 17 /07 /2009 10:36

Depuis la mi-juin, le pied de galega n'en finissait pas de fleurir.

Un mois plus tard, les premières fleurs sont fanées mais de nouveaux épis sont déjà en préparation. Quelques coups de sécateur pour ôter les inflorescences brunies et le pied a immédiatement retrouvé une belle apparence.

Outre sa longue floraison, cette plante est séduisante à plus d'un titre. Pas d'attaques de limaces à déplorer, pas de maladies constatées, un joli feuillage découpé et légèrement bleuté, des fleurs tenant bien en vase et, malgré sa taille d'un bon mètre cinquante, nul besoin de tuteur. Les tiges bien rigides, ont, jusqu'à présent, fait  preuve d'une tenue parfaite sous les rafales de vent et les nombreuses pluies orageuses.

 

En revanche, pas la moindre semence en vue. Il me semble d'ailleurs avoir lu que ce cultivar était stérile.
L'année dernière, en fin d'automne, j'avais tenté une division en prélevant un tout petit éclat extérieur fort peu raciné : moins d'un an plus tard, le pied commence à s'étoffer et les premières fleurs sont déjà au rendez-vous.

 


Les fleurs sont d'un blanc pur. La compagnie d'un miscanthus 'Zebrinus', d'un kalimeris incisa 'Alba', d'un tanacetum niveum 'Jackpot' et d'un verbascum chaixii 'Alba' leur réussit plutôt pas mal.


Par Blandine - Publié dans : Coups de coeur
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Jeudi 25 juin 2009 4 25 /06 /2009 08:26

Il y a très peu de rosiers au jardin. Au fil des années, les variétés les plus délicates, lassées de la terre sableuse et du peu soins attentifs, se sont tout doucement éteintes, cédant la place à des arbustes, certes moins florifères, mais plus costauds.

Quelques-uns toutefois résistent et prospèrent.
'Mozart' en fait partie. C'est même l'attraction du jardin en ce moment. Impossible de le manquer tant sa couleur est vive et lumineuse.


Maintenant qu'il est bien installé et qu'il s'est fait une raison de la terre sèche et pauvre, le bougre éclate de santé et de vigueur. Chaque année, plusieurs très longues branches partent à l'assaut de l'espace environnant et je dois jouer du sécateur sous peine de me retrouver constamment balafrée.

Depuis le printemps, il a décidé d'investir le mélèze et le sorbier tout proches apportant ainsi sa touche rose à plus de 4 m de hauteur.

 

Bien qu'il soit donné pour fleurir continuellement de juin aux gelées, ici, sa floraison survient essentiellement au début de l'été pour se prolonger sur trois semaines environ.  Son emplacement à mi-ombre et la pauvreté de la terre ne doivent pas y être étrangers.

Ses longues branches souples permettent de le marcotter facilement. En un an, les racines émises sont suffisamment nombreuses pour que le nouveau rejeton puisse être séparé du pied mère.

Deux regrets pourtant : je l'aimerais (très) parfumé et couvert de jolis cynorodhons à la mauvaise saison.


Par Blandine - Publié dans : Coups de coeur
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Jeudi 11 juin 2009 4 11 /06 /2009 09:33

Le feuillage persistant et bordé de poils blancs de cette graminée est loin d'être son principal attrait. Hormis en hiver où l'oeil s'extasie devant la moindre tache de verdure, il faut bien reconnaitre que dès le retour des beaux jours et la reprise de la végétation, il devient vite insignifiant.

En revanche, dès la mi-mai, lorsque le feuillage s'élève et qu'elle fleurit, elle impose sa présence et se remarque de loin du haut de ses 60 cm.


Plantée à contre-jour, elle accroche merveilleusement bien le soleil levant et a le don de réveiller et d'illuminer un massif au petit matin.
Tout d'abord blanc pur, ses fleurs virent toutefois au blanc beige après trois semaines de floraison et il est préférable de ne pas la planter en proche compagnie d'autres fleurs blanches.

NB : cette graminée fait partie de la flore française. On la rencontre surtout dans le quart Sud Est.
Donnée pour rare dans l'Est de la France, j'en ai découvert une toute petite station dans la forêt communale il y a quinze jours.
Par Blandine - Publié dans : Coups de coeur
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Samedi 6 juin 2009 6 06 /06 /2009 10:23

En juin dernier, les campagnols avaient dévoré toutes les racines de mon seul rosier  grimpant alors que je venais juste de l'installer après une arche.
Cela m'avait vraiment énervée car c'était une bouture échangée avec une jardinière belge et reçue par la poste. Je l'avais amoureusement bichonnée pendant deux ans car sa propriétaire n'avait fait que des éloges de son beau rosier dont elle ne connaissait pas le nom.

Et cette année, non seulement, il a survécu après l'épisode campagnols mais il a fleuri, très généreusement même.

Ses fleurs sont très petites (2 cm lorsqu'elles sont épanouies), simples et délicieusement odorantes. Le bouton floral est rond, légèrement rosé.


C'est un rosier parfait pour une arche car il n'est quasiment pas épineux. Sa vitesse de croissance est assez impressionnante et il a l'air de bien se comporter en situation mi-ombragée. Jusqu'à présent, ses feuilles sont restées parfaitement saines sans avoir eu recours à un seul traitement. Une vraie merveille !


Le connaissez-vous ?
Par Blandine - Publié dans : Coups de coeur
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