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17 septembre 2015 4 17 /09 /septembre /2015 10:51

 

Cette fois, c'est la fin. La dernière fleur s'est gracieusement couchée au sol cette nuit signifiant la fin de sa prestation. Et quelle prestation ! Pour sûr, voilà un bulbe dont je ne regrette pas la plantation.

 

21 août, c'est le début des festivités. Une corolle, énorme, surgit de terre. A sa base, à demi enfouie, une deuxième se prépare déjà.

 

Six jours plus tard, quatre promesses se montrent.

 

Perchées sur des tiges de 20 cm, 10 fleurs se sont successivement épanouies. Et quelles fleurs ! D'énormes "assiettes" d'une douzaine de centimètres de diamètre, au large centre blanc et lumineux.

 

Presque un mois de floraison non stop. Alors, qu'il soit speciosum, automnale ou giganteum, un qualificatif est irréfutable, il est géant ce colchicum 'The Giant'.

 

Malheureusement, sur les trois bulbes plantés à l'automne 2014, un seul est réapparu. Faible pourcentage, mais la floraison m'a tellement enchantée que trois nouveaux essais vont être tentés. J'espère avoir un peu plus de chance cette fois avec une plantation (légèrement) plus précoce.

 

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Published by Blandine
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5 septembre 2015 6 05 /09 /septembre /2015 13:31

 

 

Ce fut le tout premier "massif" du jardin. Il est -plutôt vilainement-  appelé la "Banquette des hortensias" car le muret de soutien que j'ai monté pierre par pierre m'a souvent servi de siège de pause et de réflexion.

 

Ombragé aux heures les plus chaudes par le tilleul, c'était l'endroit idéal pour y planter un pauvre petit hydrangea rescapé d'une cruelle Toussaint.

 

Deux Toussaint plus tard, deux autres survivants sont venus s'ajouter. 

Un sujet de petite taille aux grosses boules rose foncé. C'est le premier à fleurir.

 

Le dernier, à têtes plates, est devenu monumental (1.80 x 2.00 m). Pour cause d'absences répétées de floraison, il était promis à un autre jardin cet automne mais visionnaire, il s'est mis en quatre pour assurer une floraion époustouflante et me faire changer d'avis.

 

Planté tout ce qu'il y a de plus de rose, ses fleurs affichent maintenant un camaïeu rosé à violacé qui est loin de me déplaire. 

 

Et histoire d'asseoir définitivement sa place au jardin, il prépare quelques nouveaux boutons floraux. Ne t'épuise pas inutilement mon beau, je te garde !

 

Mais voilà, au pied des Vosges, hydrangea macrophylla, hivers rigoureux puis gelées printanières tardives ne sont pas toujours bons amis. Deux paniculata au tempérament bien plus accomodant sont venus apporter l'assurance d'une floraison annuelle.

Le premier, acheté pour moins que rien dans un hard discounter allemand, n'était pas étiqueté.  Je lui trouve une très forte ressemblance avec 'Limelight'

 

Le second est issu d'une bouture maternelle. C'était le premier hydrangea paniculata que je voyais et admirais. Le pied mère date d'une époque où le nombre de cultivars était loin d'être aussi important. Il date aussi d'un moment où les deux jardinières ne notaient pas le nom des variétés. Haut (2,00 - 2.50 m), solide, très florifère, aux longues panicules (25 - 30 cm) rosissant joliment en fin de saison, il n'a pas grand chose à envier aux nouveaux cultivars.

 

Et puis parce que j'aime que des effluves flottent dans tous les endroits du jardin, deux semis naturels de phlox sont venus s'ajouter.

        

 

Cette année fut l'année de ce massif. Une douceur hivernale exceptionnelle, des gelées printanières moins tardives et moins fortes ont fait que les floraisons ont été abondamment fournies et magnifiques.

 

Aucun p'tit nom pour chaucun de ces inconnus. Alors si l'un d'entre eux vous semble familier, je suis toute ouïe.

 

 

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14 août 2015 5 14 /08 /août /2015 09:48

 

Dominant la grande rocaille, les cheveux au vent, elle m'avait fait de l'oeil lorsque je l'ai vue pour la première fois à Berchigranges. Jamais je n'avais vu de graminées avec des arêtes  aussi longues et gracieuses.

Inutile de dire que lorsque je l'ai croisée sur le catalogue de Monique, je n'ai pas hésité une seconde et la belle a fait son entrée au jardin. Il a fallu que j'attende trois ans pour obtenir un résultat qui commence à avoir de l'allure.

 

Son feuillage fin vert bleuté la rend très discrète onze mois sur douze. En revanche, dès la mi-juillet, de longues tiges s'étirent jusqu'à 70 cm de hauteur ; puis d'interminables épillets apparaissent. Souples et soyeuses, les arêtes dansent et se contorsionnent au moindre souffle de vent.

 

La floraison, trop brève à mon goût, s'étale sur un mois. Cette année, les bourrasques de vent de ces quinze derniers jours l'ont encore écourtée et les graines que je voulais récolter se sont dispersées dans le jardin m'obligeant à une chasse au ras du sol.

 

Habituellement je coupe les tiges une fois les semences envolées. Grâce à l'abattage du gros mélèze, le soleil matinal les éclaire joliment ; elles resteront donc en place jusqu'à ce que la molinie 'Transparent' voisine éclipse sa blondeur.

 

Pour la multiplication, rien de plus simple. Dès que les semences se détachent, il suffit de les enfoncer légèrement à leur place définitive en les espaçant de quelques centimètres.

Il est d'ailleurs amusant d'observer comment la longue tige se vrille pour "se visser" d'elle-même en terre.

semence tout juste détachée

semence 1 h plus tard

 

Bien évidemment, ne pas oublier de marquer l'emplacement car rien ne ressemble plus à une herbe indésirable qu'une graminée. Mais que noter sur l'étiquette ? Stipe admirable ou stipa pulcherrima. Les graines germeront au printemps suivant et fleuriront deux à trois ans plus tard.

 

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Published by Blandine - dans Coups de coeur
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15 juillet 2015 3 15 /07 /juillet /2015 08:07

 

N'est pas bûcheron qui veut ...

Dire que ce sapin était sensé tomber diamétralement à l'opposé dans le champ voisin, comme ses deux comparses obéissants abattus la veille.

Plus de peur que de mal, pour le bûcheron (et son entourage) qui s'en sort quand même avec une belle frayeur.

 

Le gros pommier mascotte du jardin est intact ; la vieille balançoire, vestige des années d'enfance, est toujours debout. Seul le gros cèdre a perdu une branche dans la bataille, mais cela est loin de me déranger.

 

Quant aux plantations du talus, protégées par la forte pente, elles ont dans l'ensemble peu souffert. Quelques vivaces ont été chahutées ; une belle branche du cotinus pourpre est cassée, cela me donnera l'impulsion pour le rajeunir en le taillant plus court au printemps prochain.

 

 

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24 juin 2015 3 24 /06 /juin /2015 16:27

 

A priori, peu de choses différencie ces deux beaux et généreux geranium. Mêmes forme de fleurs, même coloris, même feuillage, même période de floraison. 'Rosemoor' est donné pour plus compact mais visiblement dans mon jardin, personne ne lui a encore dit.

geranium magnificum

geranium magnificum 'Rosemoor'

 

Durant trois ans, je m'étais même dit que j'avais été abusée et que mon 'Rosemoor' était le magnificum que j'avais déjà abondamment divisé et planté dans les différents massifs.

 

Mais la dernière pluie, pourtant ni bien méchante ni bien abondante malheureusement, m'a ouvert les yeux. Alors que magnificum s'était complètement avachi et couché à terre, 'Rosemoor' n'avait pas bronché et était resté fier et droit comme un I.

geranium magnificum

geranium magnificum 'Rosemoor'

 

Quinze jours plus tard, 'Rosemmor' est toujours aussi droit et magnificum ... toujours autant à terre.

geranium magnificum 'Rosemoor'

geranium magnificum

 

Je sais donc maintenant qu'il y a une réelle et très appréciable différence entre ces deux geranium presque jumeaux. Dès l'automne, je vais donc diviser mon pied de 'Rosemoor' et remplacer progressivement tous les magnificum du jardin.

 

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20 juin 2015 6 20 /06 /juin /2015 09:46

 

"Là où le greffier passe, le quat'dents trépasse." ... Enfin normalement ! Mais pas lorsque le jardin est habité par la tornade Frimousse hyper active dont le principal passe-temps est de grimper partout, plus haut, toujours plus haut ...

 

Pourtant ce n'est pas faute d'avoir goûté avec délice à toutes les chairs de poilus et autres plumeux dans sa prime enfance. Sa mère est une chasseuse hors pair et l'a régalée patiemment et abondamment de viande fraiche durant six mois.

Mais pour le moment, notre jeune minette préfère de loin l'exploration très active de son domaine à la station immobile d'une partie de chasse.

Je commençais à désespérer car pendant ce temps, les campagnols continuaient à mener la vie dure à de nombreuses vivaces. Alors en bonne maman de substitution, j'ai essayé de lui montrer la voie à suivre. Long reniflage de feue ma belle touffe de miscanthus 'Kleine Fontäne' ...

... guidage vers la galerie du délit et mise en position de la tête chercheuse

... et ... rien ... aucun déclic

 

Pourtant, au vu des dizaines de lézards dont elle se fait un devoir d'éradiquer des prairies voisines, je la sais suffisamment armée de patience pour rester longuement à l'affût.

Enfin, il y a quelques jours, elle est revenue toute fière du fond du jardin avec son premier petit rongeur. Inutile de dire qu'elle fut longuement félicitée. 

 

Mais j'avoue que que la suite de l'histoire m'a laissée plutôt pantoise.

Après avoir un ptit peu joué au chat et au campagnol, 

j'ai rapidement compris que quelque chose ne tournait pas tout à fait rond. Loin de fuir, le petit rongueur s'enhardissait et faisait front. 

Puis il s'est tranquillement assis, a défié effrontément la chatte 

et a crânement marché vers elle, 

rendant notre mistigri toute peureuse et craintive

La suite de l'histoire, je ne la connais pas.

 

En attendant, les trous continuent de fleurir, les graminées de se faire manger, les allium de se faire aspirer et moi de me désespérer ...

 

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Published by Blandine - dans Frimousse
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3 juin 2015 3 03 /06 /juin /2015 22:32

 

Bien difficile de tenir le devant de la scène lorsqu'on se retrouve coincé entre un kolkwitzia, un viburnum 'Onondaga' et un plicatum, tous trois à l'apogée de leur floraison. Et pourtant, impossible de ne pas remarquer ce petit lilas complètement perdu au milieu de la végétation tant il traîne dans l'air ses puissantes effluves.

 

Il y a deux ans, bien avant mes  yeux, mon nez avait découvert ce syringa meyeri 'Palibin' dans les Jardins de l'Abbaye d'Autrey. Une révélation olfactive ! Sitôt senti, sitôt acheté.

Au printemps dernier, à mon grand regret, un gel tardif avait brûlé la totalité de ses promesses de fleurs et ruiné tous mes espoirs d'après-midis odorants. Mais cette année, mon parfumeur s'est bien rattrapé. Une floraison abondante le fait embaumer à plusieurs mètres à la ronde dès que le soleil chauffe ses panicules. Désherber dans ses parages devient alors une vraie gourmandise.

 

Pas très haut (1.50 m), pas très large (1.20 m), il n'occupera à terme que la place dévolue aux vivaces les plus imposantes du jardin. Il faut dire que passée la floraison, il n'offre aucun intérêt particulier. Un feuillage vert tout ce qu'il y a de plus banal, des couleurs automnales inexistantes. Pire, chaque automne, il a même le vilain goût de se dessécher précocément me faisant craindre une mort prématurée.

Alors, cette année une clématite sera plantée à son pied. Elle colorera le feuillage, offrira une floraison estivale à cet arbuste printanier et camouflera les vilaines feuilles brunes de la  fin de saison.

 

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Published by Blandine - dans Coups de coeur
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11 mai 2015 1 11 /05 /mai /2015 14:30

 

En ce moment, les ancolies allongent le cou et gonflent leurs joues. Mais avant de me faire admirer leurs fleurs à l'allure un peu désuète, quatre d'entre elles m'ont déjà réjoui les yeux par des atouts feuillus non dénués d'intérêt.

 

D'un jardin ami, j'avais emporté quelques semis dont les feuilles m'avaient semblé, à juste raison, d'un vert bien plus clair que l'habituel feuillage bleuté. 

 

Puis lors d'une fête des plantes, j'avais découvert 'Leprechaun Gold' et ses feuilles panachées.

 

Une année plus tard, convaincue et conquise par ces deux charmantes présences printanières dans un jardin encore peu réveillé, je me suis mise en chasse. Deux nouvelles venues se sont ajoutées au printemps dernier.

'Woodside Strain' au débourrage jaune et à la panachure peut-être un peu moins tranchée que celle de 'Leprechaun Gold'

 

'Mellow Yellow' au feuillage d'un vert chartreuse hyper lumineux

 

Et parce que rien ne vaut les comparaisons, voici une planche avec, de gauche à droite, ancolie normale (1), ancolie au feuillage vert clair (2), 'Leprechaun Gold' (3), 'Woodside Strain' (4) et pour finir 'Mellow Yellow' (5).

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17 avril 2015 5 17 /04 /avril /2015 10:05

 

Alors quoi ... comme ça, il n'était pas à ton goût le joli nichoir confectionné par mon papa et la benjamine de la famille ? Il a fallu que tu y apportes ta petite touche personnelle.

Je te savais maçonne. Normal, me diras-tu. Lorsqu'on utilise les anciens nids de piverts, il faut les mettre à son goût et adapter la porte d'entrée à sa taille.  Mais de là à rénover entièrement le premier étage d'un nichoir clés en main, il faut avoir du courage, beaucoup de courage. Sans doute que, tout comme pour les maisons d'homme, il y a des modes en matière de décoration de nichoirs.

 

Tout au début, je n'ai pas trop bien saisi. En voyant une tache foncée près du faîte, j'ai cru que le bois se désagrégeait après l'hiver.  Après douze ans de bons et loyaux services, cela ne  m'a pas paru impossible mais quand même un peu étonnée. Mais jour après jour, il se passait des choses et j'observais chaque matin d'autres changements. L'appareil photo et son zoom m'ont éclairée : quelqu'un recouvrait le bois avec de la terre humide.

            

               

 

Et puis un matin, je t'ai aperçue, très affairée. Et tu tapais, tapais avec ton bec sur le nichoir et la tache de terre grandissait, grandissait. 

 

Des semaines durant, tu as accompagné chacun de mes travaux au jardin de tes cris énervés par mon intrusion. Chaque matin, appareil photo, je suivais et gardais trace de l'évolution des travaux de la veille.

Becquée après becquée, coup de bec après coup de bec. Jour après jour, des centaines de coups de bec ! Six semaines d'intense labeur. Quel courage et quelle énergie ! Ton qualificatif de torchepot est loin d'être usurpé !

 

Depuis dix jours, les cris d'alerte se sont tus. Le crépissage s'est arrêté, la façade s'est épaissie d'un bon centimètre de terre maçonnée. Je t'avoue que je préférais l'entrée plus arrondie mais tu dois avoir tes raisons.

 

Maintenant petite sittelle, tu te fais discrète, furtive, silencieuse. Une autre mission t'attend, la plus belle.

Chuut, je te laisse.

 

Edit du 28 mai

Le silence s'est fait durant quelques jours. La vie paraissait même avoir déserté le nichoir. Puis un beau matin, quelques faibles pioupious se sont fait entendre et le ballet incessant des parents apportant la becquée a commencé.

Les piaillements se sont faits plus sonores. Les oisillons se sont enhardis et parfois, un bec  béant apparaissait par le trou du nichoir.  Mais il m'a fallu plusieurs jours pour réussir une photo. Dans l'arbre tout proche, un des deux parents surveillait les alentours et alertait sa progéniture dès que je stationnais trop longtemps.

 

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Published by Blandine - dans Animaux du jardin
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11 avril 2015 6 11 /04 /avril /2015 08:20

 

Après un long hiver dans la grisaille, est-ce le besoin de ciel et de soleil qui m'a fait reproduire ce mariage de couleurs printanières dans un des massifs du jardin ?

Du bleu pour le ciel

     

     

 

Et du jaune pour éclairer

      

 

Et lorsque jaunes et bleus se côtoient ou se mêlent, c'est une explosion printanière.

 

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