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11 octobre 2013 5 11 /10 /octobre /2013 23:53

 

La  jardinière aime l'automne et sa fleur reine au jardin, l'aster. Au fil des années, elle en a donc planté un peu, beaucoup, à la folie, faisant du jardin automnal un champ de fleurs.

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La jardinière a aimé aussi leurs fleurs qui se transforment en jolies boules de semences et accrochent à merveille les rayons du soleil couchant.

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Mais à admirer les graines plumeuses et à les laisser s'envoler tout au long de l'hiver, elle s'est exposée à découvrir une multitude de petits semis, glissés entre les pierres de bordure ou nichés au milieu des vivaces compagnes.

Alors, devant ces multiples tentatives d'envahissement, la jardinière est devenue plus sage et s'est résolue à couper les tiges défleuries avant la montée en graines.


Pourtant chaque année, au printemps, elle a la surprise de découvrir des petits semis téméraires qui surgissent de-ci de-là.

Grand coeur mais aussi très curieuse, elle n'a pas le courage de les arracher et leur donne une chance de la convaincre. Une floraison leur est laissée afin de montrer leur minois et mettre en avant leurs atouts. S'ils réussissent l'examen de passage, une deuxième année leur est offerte afin de confirmer leurs qualités.

 

C'est ainsi que cette année, quatre petits nouveaux vont enrichir la palette pourtant déjà variée des étoiles fleuries du jardin.

 

Le premier à accrocher mon regard grandissait au pied de 'Lady in Black'. Il en a conservé la taille, la forme des fleurs et le petit coeur couleur framboise. Quel dommage qu'il n'en n'ait pas gardé la teinte sombre du feuillage et des tiges !

aster-mauve-coeur-framboise-8-oct-13.jpg

 

Celui-ci, de taille moyenne, m'a fait fondre avec ses grosses fleurs rose fifillle.

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Le troisième d'une quarantaine de centimètres, m'a séduite par son port original. Loin de former une boule ronde et lisse, ses tiges pointues jaillissent du sol comme un feu d'artifice. 

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Mon coup de coeur est pour le dernier, d'une vingtaine de centimètres de haut. Ses petites fleurettes rose très pâle s'épanouissent sur des tiges qui préfèrent visiblement l'horizontale à la verticale. Aurait-il récupéré quelques gènes semi-rampants chez 'Snow Flury' son tout proche voisin ?

aster-nain-rose-tres-pale-8-oct-13.jpg

 

Avouez qu'il aurait été dommage de ne pas leur avoir donné une chance.

 

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16 septembre 2013 1 16 /09 /septembre /2013 12:50

 

Gravement atteinte par une persicarite aiguë depuis qu'un pépiniériste bayonnais m'a inoculé le virus il y a quelques années, je n'ai de cesse de chercher des variétés différentes. Et à ce jeu, parmi la quantité de cultivars tous plus attirants les uns que les autres, le vendeur est parfois plus gagnant que l'acheteur !

 

La première arrivée au jardin fut 'Taurus' et sa couleur rouge carmin.

persicaria-amplexicaulis-Taurus-14-sept-13.JPG

 

L'année dernière, 'Firedance', de couleur rouge cerise, s'est introduit subrepticement au milieu d'un pied d'aster troqué.

persicaria-amplexicaulis-Firedance-14-sept-13.JPG

 

Et ce printemps est arrivée 'Blackfield' au rouge sombre.

persicaria-amplexicaulis-Blackfield-14-sept-13.JPG

 

Trois plantes, trois couleurs différentes ... enfin, d'après les descriptions car en réalité, posés côte à côte, il faut bien avouer que les trois épis ne présentent pas des différences flagrantes, n'est-ce pas ? A peine devine-t-on 'Blackfield' légèrement plus foncée et Firedance' très légèrement plus claire.

persicaria amplexicaulis rouges 14 sept 13

'Blackfield', 'Firedance', 'Taurus'

 

Effet de jeunesse des deux premières ? Mouais ...

Quoiqu'il en soit, ces trois variétés ne déméritent pas et j'ai hâte que les deux nouvelles arrivées mettent le feu au jardin comme le fait la belle 'Taurus' en cette matinée triste et pluvieuse. 

persicaria amplexicaulis Taurus 16 sept 13

 

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6 août 2013 2 06 /08 /août /2013 11:45

 

Elles avaient rudement bon goût nos mémés d'antan qui ne s'embarrassaient pas de plantes chichiteuses. A une époque où les cultures étaient majoritairement vivrières, elles sélectionnaient pour leur lopin de terre quelques fleurs bien rustiques, costaudes et florifères. Et il était bien rare qu'une majestueuse touffe de phlox paniculata ne trône pas en bordure de leur jardin.

 

Tombée sous le charme de cette plante, j'en ai disséminé quelques dizaines de pieds dans tout le jardin. Des baptisés, des (très) vieux inconnus généreusement donnés ou troqués, des créations spontanées ...

A une époque de l'année où les massifs se retrouvent souvent écrasés de soleil et abrutis de chaleur, ils prennent le relai des hémérocalles et assurent courageusement le spectacle durant un mois. Mieux, leurs couleurs souvent très vives réussissent même à concurrencer la forte luminosité estivale.

Et cerise sur le gâteau, en fin de journée, ils diffusent très généreusement un parfum suave qui, outre la jardinière qui s'en repaît, attire une multitude de moro-sphinx dès que la nuit tombe.

 

Un petit bémol toutefois. Certain(e)s se plaignent de la sensibilité du feuillage à l'oïdium. Outre le fait qu'il existe des cultivars résistants, une pulvérisation de bouillie bordelaise ou d'un traitement bio en début de saison permet de les garder sains.

 

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25 mai 2013 6 25 /05 /mai /2013 00:25

 

S'il est des plantes à qui ce régime frais et très humide réussit à merveille, ce sont les hostas. Ils prennent des proportions imposantes, voire gigantesques pour certains. Il faut dire que dans ma terre drainante, lorsque les années sont sèches (!!!), ce ne sont pas les conditions de culture qu'ils préfèrent.


Je ne sais pas où s'arrêtera 'Sum and Substance' mais à la vitesse où ses feuilles (0.45 x 0.35 m) prennent de l'ampleur, il me faudra sûrement déplacer les heuchères et tiarelles à son pied.

hosta-Sum-and-Substance-24-mai-13.jpg

Après plusieurs années stationnaires, sieboldiana 'Elegans' prend enfin ses marques. Au rythme d'une  nouvelle feuille chaque année, la touffe ne s'élargissait guère jusqu'à présent mais ce printemps, ce bel hosta bleuté a décidé de mettre les bouchées triples. 

hosta-sieboldiana-Elegans-24-mai-13.jpg

 

Acheté en godet de 9 et planté au printemps dernier, le tout jeune 'Frances Williams' affiche déjà deux énormes feuilles vert clair et glauque.

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Mais qui dit humidité et pluies, dit limaces et escargots. Et ce printemps, gluantes et baveurs investissent le jardin par bataillons. J'ai beau faire des tournées régulières et tranchantes de "régulation des populations", ces voraces me prennent toujours de court et travaillent nuitamment à transformer certaines feuilles en napperons de dentelle.

 

Dans la catégorie des trouées d'la feuille, la palme actuelle revient à 'August Moon' qui n'a même pas eu le temps de se faire piercer le portrait : il est dévoré au fur et à mesure de sa croissance. Il va falloir que j'opère un sauvetage de toute urgence afin de lui (re)donner une chance.

Mais s'il ne la saisit pas rapidement, il subira le même sort que son copain 'Undulata Variegata', direction le compost !!!

hosta-August-Moon-24-mai-13.jpg

 

Bien moins atteint mais sous surveillance, le bel 'Albopicata' au jeune feuillage clair et très décoratif est un menu visiblement très apprécié.

hosta-fortunei-Albopicta-24-mai-13.jpg

 

Objet également de mes attentions, le lumineux 'Granary Gold' que les gastéropodes ont l'air d'aimer tout autant que moi. Si cette tendance perdure, il sera transplanté en pot. Il est vraiment trop beau pour que j'accepte qu'il se fasse poinçonner.

hosta-Granary-Gold-24-mai-13.jpg

Si certains feuillages ne réussissent pas entièrement l'examen de passage, d'autres en revanche s'en sortent honorablement. 'Sum and Substance', 'Elegans' et 'Frances Williams' aux très grosses feuilles épaisses sont quasiment indemnes de trou-trous. De taille plus modeste, celles de 'Guacamole', 'June' et 'Patriot' restent également très présentables.

hosta-Guacamole-24-mai-13.jpg       hosta-June-24-mai-13.jpg

hosta 'Guacamole'                                                                     hosta 'June'

hosta-Patriot-24-mai-13.jpg

hosta 'Patriot'

 

Quant aux variétés bleutées, leur feuillage plus coriace décourage souvent le féroce appétit des limaces et escargots.

hosta-Halcyon-24-mai-13.jpghosta 'Halcyon'

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23 avril 2013 2 23 /04 /avril /2013 10:05

 

Ce début de printemps pas très chaud et assez arrosé est une véritable bénédiction pour les pulmonaires du jardin. Elles sont magnifiques et leur floraison se prolonge plus longtemps qu'habituellement.

 

La pulmonaire 'Majesté', reçue d'Anne-Marie, moribonde après le grignotage de ses racines par un rongeur souterrain s'est refait une belle santé.  Belle en fleurs, elle se révèlera magnifique d'ici peu avec son feuillage totalement argenté. 

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Nouvelle au jardin, la toute blanche 'Sissinghurst White' promet de faire partie du top 5. Blanche en fleurs mais également blanche lorsqu'elle est encore en boutons, sa fragilité n'est qu'apparence. Reçue minuscule en racines nues l'été dernier, arrosée et bichonnée, elle me remercie par plusieurs hampes florales dès cette année.

pulmonaria-officinalis-Sissinghurst-White16-av-13.jpg

 

Rose pâle, puis bleu très très clair, 'Glacier' blanchit au fil des jours. Dans les rayons d'un soleil levant, elle agit comme une véritable lampe d'appoint et apporte une lumière très appréciée dans un coin sombre du jardin.

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Avec ses fleurs roses et son feuillage marqué de blanc moins éclatant, 'Dora Bielefeld' est toute en douceur. Choisie pour son absence de bleu, ma terre acide leur donne toutefois une couleur plus violacée que souhaitée.

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Une petite merveille sans nom, répérée sur un rayonnage à cause de ses feuilles plus effilées, m'enchante par sa floraison rose vif. Au fil de la saison, ses feuilles laissent tomber une grande partie de leurs taches vertes pour endosser un bel habit argenté.

 

pulmonaria-fleurs-fuchsia-17-avr-13.jpg

 

Toujours sans p'tit nom, celle-ci a capté mon regard sur un rayonnage par une floraison bleu gentiane un peu plus imposante que la moyenne.

 

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Et puis bien sûr il y a la très généreuse officinalis qui s'étale et se sème, formant de grosses taches bleu et rose sans lesquelles le jardin serait bien moins coloré au début du printemps..

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29 octobre 2011 6 29 /10 /octobre /2011 22:55

 

Dire que pour de nombre de gens, les graminées ne sont que de vulgaires herbes vertes.

La palette de leurs coloris est pourtant étendue :

 

le (presque) blanc avec holcus mollis 'Albovariegatus'

holcus-mollis-Albovariegatus-6-juin-10.jpg

 

le (presque) argenté avec carex comans 'Frosted Curls'

carex-comans-Frosted-Curls-13-sept-11.jpg

 

le jaune avec millium effusum 'Aureum'

milium-effusum-Aureum-24-juil-11.jpg

 

le (presque) orange avec carex testacea 

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le rouge avec imperata cylindrica 'Red Baron'

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le bleu avec festuca glauca 'Elijah Blue'

festuca-glauca-Elijah-Blue-29-oct-11.jpg

 

le brun avec carex comans 'Bronze'

carex comans Bronze 18 oct 08

 

le noir avec ophiopogon planiscapus 'Nigrescens', une petite vivace aux allures de graminée

ophiopogon-planiscum-Nigrescens-6-sept-11.jpg

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12 avril 2010 1 12 /04 /avril /2010 07:46

Elles sont si communes, on les rencontre tellement partout en larges tapis qu'on en oublie qu'elles sont si jolies et si florifères. Année après année, elles s'étoffent et prennent de l'ampleur jusqu'à ressembler à de gros coussins bien gonflés.

Au jardin, les quelques pieds repiqués il y a une quinzaine d'années ont engendré une nombreuse descendance qui s'installe au p'tit bonheur la chance parmi les vivaces, au coeur des arbustes, entre les pierres de bordure. Certains pieds, très courageux, n'hésitent même pas à coloniser la "pelouse" en de nombreux endroits.

 

Franchement, que serait le début du printemps sans cette multitude de fleurs qui se déclinent dans un tel arc-en-ciel de nuances ? Pendant plus d'un mois, elles apportent couleur et gaieté sur une terre encore bien nue. Puis, aux premières chaleurs, elles cèdent la place aux autres vivaces et rentrent sous terre. La fin de l'automne les voit réapparaitre et quelques pieds, bien audacieux, tentent même parfois une timide et éphèmère sortie fleurie.

   

primula-acaulis-blanche-26-mars-10.jpg primula-acaulis-rose-tres-clair-26-mars-10.jpg

 primula-acaulis-fuchsia-26-mars-10.jpg primula-acaulis-rose-clair-26-mars-10.jpg

 primula-acaulis-mauve-26-mars-10.jpg primula-acaulis-framboise-26-mars-10.jpg

  primula-rose-orange-26-mars-10.jpg primula-saumon-26-mars-10.jpg

 primula-acaulis-jaune-26-mars-10.jpg

 

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28 février 2010 7 28 /02 /février /2010 10:25

Selon la longueur et le mordant de l'hiver, ils éclosent du début à la fin du mois de février. 
Cette année, les premiers ont percé la terre il y a cinq jours seulement. Je suis toujours autant admirative devant ce bouillonnement de la vie qui se prépare en silence sous les terres gelées. Les corolles blanches déjà bien visibles entre leurs feuilles ont un petit quelque chose de conquérant et de touchant à la fois.
 

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En deux jours, les voici sortis de terre.
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Un petit rayon de soleil et c'est l'épanouissement. Les pétales s'écartent  ...galanthus-nivalis-25--fev-10.jpg
... et dévoilent une courte jupette ourlée de vert.
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Cette petite messagère du printemps fait tourner bien des têtes en Angleterre et certains jardiniers sont prêts à ouvrir (très) largement leur porte-monnaie pour s'offrir une petite rareté.
Cela n'est pas mon cas, je me contente de les voir lentement s'étoffer chaque année pour pouvoir multiplier les taches blanches dans le jardin.

Mais cette année, parmi les blanches "gouttes de neige", quelques corolles finement striées de vert ont attiré mon attention.

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Autre découverte en ce premier jour de mars : un perce-neige à la fleur plus petite et aux larges feuilles. Qui est-il et comment  il est arrivé jusqu'ici ... mystère !
galanthus-1-mars-10.jpg

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21 février 2010 7 21 /02 /février /2010 11:55

Certaines plantes, achetées pour leur grande générosité, se révèlent parfois être de véritables pestes une fois bien installées au jardin. Il en est même que je regrette amèrement d'avoir introduites.

- l'euphorbia cyparissias : une magnifique vicieuse à planter mais de préférence dans un contenant. Je me suis laissée séduire par son joli et fin feuillage dans un jardin alsacien (n'est-ce pas Corinne ?).  Au printemps, sa longue floraison vert acide m'enchante toujours autant. Mais elle est vraiment trop vigoureuse et indomptable. Elle se faufile partout, pointe au milieu d'une plante, se glisse sous les bordures, colonise la pelouse. L'arracher sans faire de dégâts collatéraux est quasiment mission impossible car ses racines cassent comme du verre.

- l'aegopodium podagraria 'Variegatum' : en voici un que j'aurais dû éviter de planter là où je l'ai fait. Impossible de l'en déloger : le petit godet s'est transformé en un bon mètre carré de feuillage malgré des désherbages réguliers. Impossible d'arracher en totalité ses racines très profondes. Il avance sournoisement mais sûrement.
Un endroit où toutefois je n'hésiterais pas à le replanter : au pied d'une haie ou d'un gros arbre, dans un coin sombre et une terre ingrate où son feuillage lumineux serait seul à régner en maître.

- l'hypericum calycinum : une jardinière m'avait donné quelques rejets il y a une vingtaine d'années pour végétaliser une partie très pentue. J'aimais bien sa fleur mais n'ai pas supporté longtemps son feuillage grillé à la fin de chaque hiver. J'ai mis des années avant de voir enfin (?) disparaitre la dernière pousse. Le plus fort dans l'histoire est que sa reprise avait été laborieuse et que je l'ai bichonné durant toute une année avant de le voir s'épanouir.

- le lamium galeobdolon : depuis plusieurs années, j'essaie en vain de me débarrasser de ce couvre-sol que je ne trouve finalement pas très joli. Il n'est pas bien méchant, il s'arrache facilement mais il ressurgit toujours alors que je pensais l'avoir totalement éradiqué. Ses longues tiges se marcottent à qui mieux mieux et il suffit d'un petit morceau oublié pour qu'il reprenne de la vigueur et de l'ampleur.

- la pilosella aurantica : je l'avais achetée uniquement pour sa couleur orange. Sa floraison n'est pas exceptionnelle et ne m'a pas convaincue. En revanche sa propension à s'étaler en tapis très serré en fait un Attila des massifs.

- le cerastium tomentosum : certes son feuillage gris et persistant ne manque d'intérêt, certes ses très nombreuses fleurs blanches en mai forment un magnifique coussin. Mais le joli coussin a vite fait de se transformer en épais édredon si on ne le surveille pas de près.

- les ajugas : ils sont capables de couvrir des surfaces impressionnantes en quelques années. J'aime leurs fleurs bleues ou roses au printemps, leur feuillage pourpre ou panaché. Ils ne sont pas difficiles à arracher mais ils peuvent avoir vite fait d'étouffer leurs voisines si l'on n'y prend pas garde.
L'ajuga tenorii 'Chocolate Chips' est bien plus sage, peut-être même trop car sa vitesse de croisière s'apparente plus à celle de la tortue que du lièvre.

D'autres couvre-sols sont actuellement sous surveillance au jardin : la lysimachia numularia 'Aurea', le gallium odoratum, le ceratostigma plumbagoides, les vinca, les lamium maculatum.

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5 février 2010 5 05 /02 /février /2010 14:54

Il est des fleurs blanches dont je n'imaginerais plus me passer. Des incontournables, fidèles, solides, faciles à vivre et qui rythment l'année de leur floraison généreuse.
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Le galanthus nivalis : la première fleur à s'épanouir, faisant  fi de la météo.
Pour peu que les conditons de culture lui conviennent, il peut former de véritables tapis blancs.




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Le crocus vernus 'Jeanne d'Arc' : sa couleur d'un blanc pur, le fait remarquer de loin.




blanc2-primula-acaulis.jpg


La primula acaulis : tellement rencontrée dans les vieux jardins qu'elle en devient banale.
Et pourtant, sa longue floraison très généreuse et sans souci mériterait bien que les jardiniers la remettent à l'honneur.



blanc3 iberis sempervirens


L'iberis sempervirens : véritable petit coussin fleuri durant 6 semaines.
Après la floraison, une taille permet de garder une touffe bien compacte et d'apprécier son feuillage persistant durant toute l'année.



blanc4-tanacetum-Jackpot.jpg
Le tanacetum niveum 'Jackpot' : une boule de fleurs aux allures de chrysanthème automnal. Une longue floraison, un magnifique feuillage gris sont ses deux principaux atouts.
Le pied ne vieillissant pas très harmonieusement, je préfère le renouveler tous les deux ans. Avec les très nombreux semis naturels, cela ne pose aucun problème.

blanc5-polygonum-polymorphum.jpg


Le polygonum polymorphum : un buisson blanc d'environ 1.50 m, bien branchu, qui en impose par sa forte présence et ses grosses inflorescences.
L'attrait se prolonge quelque temps une fois les fleurs fanées.



 
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Le kalimeris incisa 'Alba' : il ne fait parler de lui ni pour sa fleur ni pour son effet visuel. En revanche, sa très longue présence en fait une plante de choix. Pour peu que l'on prenne soin de couper les fleurs fanées, sa floraison sera continuelle de mi-juin à fin septembre.

achillea odorata 9 juin 09


L'achillea odorata : avec son fin feuillage aromatique gris quasiment persistant et ses larges ombelles blanc crème, voilà un joli couvre-sol qui peut servir de faire-valoir à de nombreuses plantes compagnes. 


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Le galega hartlandii : une forte touffe bien droite d'1.50 m, deux mois de floraison (si l'on prend la peine de couper les fleurs fanées), une bonne tenue en vase, un joli feuillage ...  Que demander de plus ?



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Le geranium sanguineum 'Album' : de jolies feuilles vert foncé profondément découpées, de grosses fleurs blanc pur, un feuillage automnal souvent rougeoyant font de ce géranium un couvre-sol digne d'intérêt.


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Le tanacetum parthenium : venu tout droit d'un jardin de grand-mère, il s'est implanté un peu partout au gré de son bon vouloir. Je ne saurais m'en passer. Plus arrangeant que lui, on ne trouve guère : une floraison qui dure, un feuillage vert tendre, une bonne tenue (si la plante est taillée). Sa très grande générosité en petits semis me permet de boucher les trous dans les massifs en de nombreuses occasions.
Certains trouvent qu'il sent mauvais ; son odeur est une de mes madeleines de Proust.

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L'achillea ptarmica 'La Perle' : encore une longue, très longue floraison bien blanche (plus de deux mois). Deux défauts toutefois à l'actif de cette belle : la tenue bien droite n'est pas son fort ; la coquine se montre expansive, voire envahissante. Mais je lui pardonne bien volontiers en remerciement des services rendus. 



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Le gaura lindheimeri : une valeur sûre pour toute la belle saison : il fleurit infatigablement de mai aux premières gelées. Son seul défaut est sa rusticité pas toujours à l'épreuve des hivers très rudes. En revanche, si le terrain lui convient, il peut se ressemer de lui-même.



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L'artemisia lactiflora : un fond de massif très aérien. Très discrète jusque mi-juin, elle se met soudain à s'élever jusqu'à atteindre le double mètre, offrant un attrait qui s'étale sur presque deux mois. Seul bémol, un blanc pas tout à fait virginal se mariant difficilement avec d'autres floraisons blanches.

 

blanc12 aster Monte Cassino


L'aster 'Monte Cassino' : un brouillard de fleurettes blanches. Un peu tardif toutefois : certaines années, les précoces gelées automnales le coupent dans son élan. Mais les aiguilles de givre sur ses dizaines de fleurs en fait un magnifique bouquet.




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L'helleborus niger : la dernière fleur de l'année au jardin. Blanc à l'éclosion puis rosissant joliment tout au long des mois d'hiver. Les gelées, même très fortes, n'ont pas de prise sur lui ; au premier radoucissement, il relève gaillardemment la tête.




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