Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
18 mars 2017 6 18 /03 /mars /2017 09:33

 

Chaque année, je tends le dos. Combien de crocus seront encore là sur les centaines de bulbes plantés en quinze années de jardinage ? En restera-t-il même encore de quoi se réjouir un peu l'oeil ? Et ce printemps n'a pas failli à la triste règle. Table quasi rase dans les deux tiers du jardin.

 

En revanche, et je ne me l'explique toujours pas, trois massifs restent complètement épargnés. Mieux, d'année en année, les touffes grossissent et s'élargissent. Et c'est un vrai bonheur !

 

Livrée blanche pour ceux du massif pourpre et blanc,

 

 

couleur lavande pour le massif lavande

et habits violets pour le massif bleu et jaune

 

 

Je ne suis d'ailleurs pas la seule à apprécier. Les corolles sont consciencieusement et bruyamment visitées.

 

 

Parfois je rêve au visage qu'offrirait le jardin si aucun bulbe n'avait été mangé. Ce serait une véritable explosion de fleurs.

 

Repost 0
Published by Blandine - dans Coups de coeur
commenter cet article
5 février 2017 7 05 /02 /février /2017 22:00

 

Oh bien sûr, pas les callunes alsaciennes aux couleurs de l'arc en ciel que je n'apprécie pas du tout mais celles dont le feuillage coloré est 100 % naturel et sans aucune intervention humaine. Deux spécimens hauts en couleurs sont au jardin depuis plusieurs années.

 

Il y a la jaune, 'Beoley Gold' dont la couleur est renforcée durant l'hiver

 

 

 

Et puis il y a la flamboyante 'Rêve Orange' qui attend les grands froids pour s'enflammer. Habituellement plus orangée, elle a choisi cette année de virer à un rouge cramoisi qui est loin de passer inaperçu dans un jardin pauvre en couleurs.

 

 

 

Hier, j'ai profité du premier bel après-midi de jardinage pour marcotter quelques branches. Si toutes réussissent, dans trois ans, le jardin hivernal sera un gigantesque brasier.

 

Repost 0
Published by Blandine - dans Coups de coeur
commenter cet article
12 mai 2016 4 12 /05 /mai /2016 12:41

 

S'il fallait décerner un prix de la discipline, je l'attribuerais sans hésitation au polygonatum odoratum. Regardez-moi ce rang parfait où rien ne dépasse.

 

Tout le monde regarde dans la même direction,

 

les maintiens sont au garde à vous,

 

les couvre-chefs sont impeccablement alignés,

 

les habits sont pareillement immaculés.

 

Mais je lui donnerais aussi le prix du parfum.

Ce polygonatum est une vraie merveille pour les narines. Il sent divinement bon et après une journée de chaleur, ses effluves se répandent généreusement à proximité, voire au delà. Inutile de dire que quelques branches dans un bouquet remplissent une petite pièce ou un passage.

 

Acheté il y a peu, son cousin le rougeaud 'Red Stem' sera-t-il autant rigoureux et tout aussi odorant ?

 

Repost 0
Published by Blandine - dans Coups de coeur
commenter cet article
19 mars 2016 6 19 /03 /mars /2016 12:26

 

Il y a les clochettes blanches des perce-neiges. Mais il y a aussi celles tout autant merveilleuses des nivéoles. Moins courantes dans les jardins, il arrive que d'aucuns les confondent. Même forme de feuilles, petites marques vertes en bout de tépales, une floraison qui prend tout juste le relai des perce-neige. Et puis il faut reconnaitre qu'en boutons, la belle cultive une certaine forme de mimétisme.

En revanche, une fois épanouies les clochettes ne trompent plus leur monde. Leurs six tépales de même taille forment une clochette bien  rebondie.

 

J'ai tenté leur culture plusieurs fois. Echec cuisant à chaque fois. Avec aplomb, j'accusais le manque de fraicheur des bulbes pour justifier ces déconvenues successives. Puis, comme pour les perce-neige, j'ai cru détenir la clé du succès en plantant une touffe en vert, gentiment offerte par une jardinière. L'échec fut à la hauteur de mes espérances.

 

La révélation s'est imposée le jour où j'ai admiré une marée de blanches corolles dans un  fond de fossé mouillé, voire détrempé. C'était donc ça ! L'endroit que je leur réservais au jardin était loin d'être aussi humide.

 

Mais point de fossé humide au jardin. La seule petite niche s'approchant le plus de ce biotope se trouve au  niveau du trop plein du bassin. Au printemps 2014, j'ai donc planté 5-6 bulbes en vert. L'année suivante, non seulement ils étaient toujours là mais ils m'ont remerciée de quelques fleurs. Et ce printemps, victoire, plus d'une vingtaine de clochettes sont en train de s'ouvrir, de quoi me réjouir les yeux et prolonger d'une bonne quinzaine de jours la saison des blanches clochettes. Je pense avoir enfin trouvé l'emplacement que ces belles apprécient.

Alors, c'est qui l'chef ? Pas forcément la jardinière, foi de nivéoles !

 

Mais oserais-je quand même avouer que je suis retombée dans mes travers et ai risqué ce printemps UN bulbe au pied de mon bel ophiopogon noir. Il fallait absolument que j'essaie de  prolonger l'envoûtant mariage du noir et du blanc.

 

 

Repost 0
Published by Blandine - dans Coups de coeur
commenter cet article
12 janvier 2016 2 12 /01 /janvier /2016 17:53

 

Longtemps je les ai admirées sur les routes de mes forêts vosgiennes. Leur blondeur à la saison de la grisaille réjouissait le paysage et les yeux. Les graminées au jardin n'étant pas encore dans l'air du temps, l'idée d'en transplanter un pied au jardin ne m'a même jamais effleurée.

Il aura fallu le premier hiver pour que je reconnaisse dans la molinia 'Karl Foerster' que l'on m'avait offerte, les touffes dorées des bords de routes locaux.

 

'Karl Foerster' ayant été victime de l'appétit féroce des campagnols durant un hiver, 'Transparent' dont j'avais lu le plus grand bien, la remplaça.

'Transparent' ! Quel drôle de p'tit  nom ... qui s'avère loin d'être usurpé tant photographier cette graminée en floraison relève de l'exploit. Merci au soleil levant et à la légère rosée qui m'ont permis ce matin là de réussir enfin un cliché présentable.

 

De verte, l'ensemble vire au jaune d'ambre à l'automne révelant davantage sa présence et son joli port évasé. Il faut dire aussi qu'avec ses deux bons mètres, la belle en impose par sa taille. Pour autant, le pied grossissant raisonnablement, elle n'occupe que peu de place au sol. On est loin des miscanthus denses et s'étendant tels des rouleaux compresseurs.

 

La finesse de ses longues panicules (50 cm) laisse deviner l'arrière-plan ... en transparence (!!!). Légères, elles profitent du moindre souffle pour se balancer gracieusement et animer le massif.

 

Après une ondée, elles n'ont pas leur pareil pour retenir les gouttes de pluie et, si par bonheur un rayon de soleil vient s'y mirer, la plante toute entière prend une allure endiamantée.

 

Mais c'est saupoudrées de givre que je les préfère, même si, trop alourdies, elles peuvent valoir un air un tantinet penché à l'ensemble.

 

C'est sûr que début janvier, après quelques pluies et coups de vent, le spectacle n'est plus aussi engageant. J'ai donc tout rasé. Rendez-vous dans quelques mois pour une nouvelle saison de ma belle transparente.

 

Repost 0
Published by Blandine - dans Coups de coeur
commenter cet article
22 novembre 2015 7 22 /11 /novembre /2015 09:23

 

Jour après jour, les fleurs se font plus rares et plus discrètes. Mi-novembre, cela n'a rien d'exceptionnel en Lorraine. Et pourtant, tout comme les irrésistibles Gaulois de mon enfance, une grosse touffe claire fait de la résistance et illumine encore le jardin. Partout où le regard se pose dans le jardin maintenant déshabillé, on ne voit (plus) qu'elle.

 

Pour la première fois de ma vie de jardinière, un chrysanthème a l'heur de se plaire au jardin. Et quel chrysanthème !

Vigoureux, le pied n'entame que sa deuxième année de culture ; imposant, 0.80 m sous la toise ; florifère, ce bouquet n'est le résultat que de huit tiges ; durable, trois semaines de floraison sans montrer un seul signe de faiblesse.

 

Mais d'où peut-il bien tirer son drôle de nom : 'Kleiner Eisbär' (=petit ours polaire) ?

De sa couleur de départ ni tout à fait jaune, ni tout à fait blanche ? De ses nombreux pétales qui lui font une épaisse fourrure ? De sa résistance au gel (à re-confirmer) ?

Il est sûr qu'il ne le tient pas de son odeur car outre toutes les qualités déjà citées, le bougre sent divinement bon !!! Oui, oui, oui ! Pas le parfum connu et souvent exécré de chrysanthème mais une odeur délicieusement fraiche et printanière que les rayons du soleil automnal m'ont fait percevoir à 50 cm.

 

Jour après jour, les nombreux boutons s'ouvrent et blanchissent. Faute de pluies, je ne connais pas leur résistance à l'eau et la météo hivernale annoncée pour ce week end ne me donnera sans doute pas l'occasion de le découvrir.

 

Les dizaines de litres d'eau tombés vendredi ne me laisseront pas non plus le temps de profiter de la jolie teinte rosée que commençaient à prendre les pétales en fin de floraison. Sous le poids de l'eau, toutes les branches se sont cassées au niveau du tuteur.

 

Inconsciente, je n'ai fait aucune bouture de sauvegarde. Je croise les doigts pour que l'hiver et ses habitants souterrains affamés ne me jouent pas un tour pendable.  L'année prochaine, dès que les tiges se seront suffisamment allongé, je le multiplie. Il y aura toujours une place et un jardin pour l'accueillir.

 

Et dans vos jardins, vous en cultivez aussi de jolies merveilles, florifères, sans souci, très rustiques et résistant à toutes les épreuves ?

 

Repost 0
Published by Blandine - dans Coups de coeur
commenter cet article
17 octobre 2015 6 17 /10 /octobre /2015 14:12

 

Loin de monopoliser le regard comme certains de ses confrères, voici un petit aster qui ne fait guère parler de lui. C'est regrettable car je lui trouve de bien jolies qualités ... qu'il a toutefois mis trois ans à me dévoiler.

 

La toute première est sa sagesse car il est absolument non traçant. Et à l'heure où j'arrache et arrache encore des mètres de racines d'un aster blanc mal identifié vampirisant tout le massif pourpre, cela représente un avantage certain. Ses tiges rigides poussent dru, formant un ensemble très compact.

 

Il possède un port de rêve. Petit buisson très dense et bien droit, rien ne le fait ployer, ni les trombes d'eau, ni les rafales de vent. Il reste stoïque sous les éléments. Loin d'être retombantes et de cacher ses voisines, ses branches poussent à l'horizontale lui donnant au passage le nom pas très poétique d'Horizontalis'.

 

Il fleurit tout en délicatesse. Chez lui, pas de tape à l'oeil comme chez certaines variétés aux grosses fleurs et aux couleurs très vives mais des centaines de fleurettes blanches s'ouvrant les unes contre les autres. Elles s'épanouissent de concert et leurs gros coeurs ronds et proéminents empourprent le buisson.

 

Dernier bon point et non des moindres, il fane très joliment. Une fois les pétales blancs tombés, restent des centaines de coeurs violacés qui donnent à la plante un nouveau point d'attrait quelques jours durant.

 

Va pour les fleurs ... Mais quid des autres mois de la belle saison .... ? Le bel aster n'est pas en reste, loin de là. Pas très haut (0.60 m environ), son port très ramifié et ses petites feuilles printanières foncées lui prêtent une silhouette de petit arbuste, intéressante en bordure de massif. A tout cela, vous ajoutez encore une absence d'oïdium et un faible attrait parmi la gente baveuse.

Alors convaincu(e)s ?

 

Malheureusement sa première qualité se révèle être aussi son défaut. Sa faible vitesse de croissance me freine terriblement dans mon envie de prélever de petits éclats à offrir et à planter dans d'autres endroits du jardin.

 

Repost 0
Published by Blandine - dans Coups de coeur
commenter cet article
14 août 2015 5 14 /08 /août /2015 09:48

 

Dominant la grande rocaille, les cheveux au vent, elle m'avait fait de l'oeil lorsque je l'ai vue pour la première fois à Berchigranges. Jamais je n'avais vu de graminées avec des arêtes  aussi longues et gracieuses.

Inutile de dire que lorsque je l'ai croisée sur le catalogue de Monique, je n'ai pas hésité une seconde et la belle a fait son entrée au jardin. Il a fallu que j'attende trois ans pour obtenir un résultat qui commence à avoir de l'allure.

 

Son feuillage fin vert bleuté la rend très discrète onze mois sur douze. En revanche, dès la mi-juillet, de longues tiges s'étirent jusqu'à 70 cm de hauteur ; puis d'interminables épillets apparaissent. Souples et soyeuses, les arêtes dansent et se contorsionnent au moindre souffle de vent.

 

La floraison, trop brève à mon goût, s'étale sur un mois. Cette année, les bourrasques de vent de ces quinze derniers jours l'ont encore écourtée et les graines que je voulais récolter se sont dispersées dans le jardin m'obligeant à une chasse au ras du sol.

 

Habituellement je coupe les tiges une fois les semences envolées. Grâce à l'abattage du gros mélèze, le soleil matinal les éclaire joliment ; elles resteront donc en place jusqu'à ce que la molinie 'Transparent' voisine éclipse sa blondeur.

 

Pour la multiplication, rien de plus simple. Dès que les semences se détachent, il suffit de les enfoncer légèrement à leur place définitive en les espaçant de quelques centimètres.

Il est d'ailleurs amusant d'observer comment la longue tige se vrille pour "se visser" d'elle-même en terre.

semence tout juste détachée

semence 1 h plus tard

 

Bien évidemment, ne pas oublier de marquer l'emplacement car rien ne ressemble plus à une herbe indésirable qu'une graminée. Mais que noter sur l'étiquette ? Stipe admirable ou stipa pulcherrima. Les graines germeront au printemps suivant et fleuriront deux à trois ans plus tard.

 

Repost 0
Published by Blandine - dans Coups de coeur
commenter cet article
3 juin 2015 3 03 /06 /juin /2015 22:32

 

Bien difficile de tenir le devant de la scène lorsqu'on se retrouve coincé entre un kolkwitzia, un viburnum 'Onondaga' et un plicatum, tous trois à l'apogée de leur floraison. Et pourtant, impossible de ne pas remarquer ce petit lilas complètement perdu au milieu de la végétation tant il traîne dans l'air ses puissantes effluves.

 

Il y a deux ans, bien avant mes  yeux, mon nez avait découvert ce syringa meyeri 'Palibin' dans les Jardins de l'Abbaye d'Autrey. Une révélation olfactive ! Sitôt senti, sitôt acheté.

Au printemps dernier, à mon grand regret, un gel tardif avait brûlé la totalité de ses promesses de fleurs et ruiné tous mes espoirs d'après-midis odorants. Mais cette année, mon parfumeur s'est bien rattrapé. Une floraison abondante le fait embaumer à plusieurs mètres à la ronde dès que le soleil chauffe ses panicules. Désherber dans ses parages devient alors une vraie gourmandise.

 

Pas très haut (1.50 m), pas très large (1.20 m), il n'occupera à terme que la place dévolue aux vivaces les plus imposantes du jardin. Il faut dire que passée la floraison, il n'offre aucun intérêt particulier. Un feuillage vert tout ce qu'il y a de plus banal, des couleurs automnales inexistantes. Pire, chaque automne, il a même le vilain goût de se dessécher précocément me faisant craindre une mort prématurée.

Alors, cette année une clématite sera plantée à son pied. Elle colorera le feuillage, offrira une floraison estivale à cet arbuste printanier et camouflera les vilaines feuilles brunes de la  fin de saison.

 

Repost 0
Published by Blandine - dans Coups de coeur
commenter cet article
1 mars 2015 7 01 /03 /mars /2015 09:07

 

Nul besoin de soulever des jupons cette fois ! Malgré sa petite taille (1.5 cm environ) la différence saute aux yeux dès le premier regard.

Un nouveau petit trésor ?

J'ai d'abord cru que la fleur avait été grignotée par je ne sais quel affamé(e) ou gourmand(e) du jardin. Mais en y regardant attentivement de plus près, aucune trace qui le laisserait le supposer.

Tous les tépales sont intacts, réguliers et très bien formés.

Un nouveau petit trésor ?

Plus largement épanouie, la marque verte interne ne présente aucune originalité particulière mais je trouve que la fleur a un je ne sais quoi de joyeux, de sautillant qui me met en joie.

Un nouveau petit trésor ?

Et en laissant mon imagination vagabonder (et avec l'aide de Photofiltre), je lui trouve aussi un petit air canin qui me fait sourire. Pas vous ?

Un nouveau petit trésor ?

Ce joli petit bébé gardera-t-il ses caractéristiques l'année prochaine puis les années suivantes ?

J'ai déjà hâte d'être au printemps prochain pour le vérifier.

 

Repost 0
Published by Blandine - dans Coups de coeur
commenter cet article