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13 octobre 2019 7 13 /10 /octobre /2019 08:35

 

Privilège des hivers lorrains désormais de plus en plus doux, le premier nandina 'Fire Power' arrivé au jardin en 2015 a survécu aux derniers hivers plus ou moins hivernaux. Je me suis donc sentie autorisée à en planter un deuxième sujet à l’automne dernier.

 

Formant une jolie petite boule vert tendre durant toute la belle saison, je l'ai pourtant choisi surtout pour sa belle présence hivernale. Dès les premières fraîcheurs automnales, sa robe change de couleur passant progressivement du vert printemps à un rouge incendiaire qui persistera durant tout l'hiver.

le 6 septembre

 

le 17 septembre

 

le 4 octobre

 

Dans la grisaille de la morte saison, la petite boule rouge réjouit les yeux et apporte une touche de gaieté bienvenue,

 saupoudrée de givre

ou habillée de neige

 

Plantés tous deux à mi-ombre sans recevoir le soleil aux heures les plus chaudes, ils ont supporté chaleur et sécheresse, à peine soutenu par trois-quatre arrosages pour le plus vieux sujet.

Alors si d'aventure, vos hivers ne passent pas sous la barre des 12/-15°, n'hésitez pas une seconde et offrez à votre jardin ce joli petit persistant qui lui apportera une touche de peps fort appréciable.

 

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31 janvier 2018 3 31 /01 /janvier /2018 21:37

 

Il y a une dizaine d'années, une petite touffe de perce-neige prélevée dans un talus communal était plantée au jardin. C'était les premiers d'une longue série.

Etonnamment, aucun jardin familier n'en recélait, conséquence sans doute des hivers lorrains d'antan où la neige n'était pas anecdotique et recouvrait en quantité les terres jusqu'au printemps.

 

Elles m'ont tout de suite tapé dans l’œil ces petites gouttes blanches et j'ai rapidement su que je voulais les voir ponctuer les massifs de leur blancheur immaculée. Alors, j'ai divisé, divisé à tout va ne plantant qu'un bulbe à la fois afin "d'économiser". Il semblerait d'ailleurs que ces bulbes soient de grands matheux et se multiplient en obéissant à la suite de Fibonacci 1-1-2-3-5-8-13-21 ...

 

Puis j'en ai reçu, j'en ai (re)trouvé ... et cela fait deux ans que les taches blanches s'arrondissent et que le résultat commence à être visible. Les scénettes hivernales égaient maintenant le jardin tout entier.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Alors, certes ce sont "que" des galanthus nivalis tout ce qu'il y a de plus communs mais leur aspect décoratif n'a rien à envier aux centaines de cultivars maintenant disponibles.

 

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10 décembre 2017 7 10 /12 /décembre /2017 10:27

 

Alors que ses compatriotes sont tous défleuris, grillés par la première gelée, celui-ci est toujours debout, apportant encore une timide tache jaune dans un massif dénudé.

Un vrai courageux ce chrysanthème. Il a vaillamment supporté 11 nuits de gel, deux chutes de neige ainsi qu'un dimanche de pluies torrentielles.

Malheureusement point de petit nom à vous donner, c'est un rescapé de cimetière trouvé sur un troc de plantes ce printemps.

le 5 novembre, au début de sa floraison

 

Hier, je suis allée rendre visite aux disparus. Au milieu de dizaines de potées brunies, seuls quelques  chrysanthèmes jaunes éclairaient encore un peu le lieu et dans le bac de déchets verts, une énorme potée affichait encore quelques fleurs dorées.

Je vous laisse deviner la suite ... même pas honte ... bien au contraire.

 

J'ai coupé les tiges florales et l'ai remis en pot. Il passera l'hiver à la cave et sera planté dans un massif dès le printemps.

 

Quant à mon petit courageux, sous la neige tombée hier et celle qui tombe en ce moment, il fait toujours bonne figure mais je vois bien qu'il fatigue. En fleur depuis le tout premier jour de novembre, je lui pardonne bien volontiers et lui décerne même un satisfecit.

.

 

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10 novembre 2017 5 10 /11 /novembre /2017 16:13

 

Entre l'orange et moi, ce n'est pas le fol amour. Seul un tout petit coin du jardin accueille encore quelques rescapées d'un ancien massif, des hémérocalles pour la plupart.

 

Pourtant, un nouvel arrivé au jardin a su faire fondre mon petit cœur de jardinière.

A l'automne dernier, dans ma recherche de chrysanthèmes rustiques et ayant fait leurs preuves en Lorraine, deux amies jardinières m'ont grandement gâtée en m'offrant plusieurs éclats de ceux qu'elles cultivaient. Du blanc, du pourpre, du jaune ...  Des cadeaux de roi !

 

Inutile de vous dire que j'ai attendu la fin du mois d'octobre avec une grande impatience, priant pour qu'une perfide gelée ne vienne pas griller en une nuit tous les jolis boutons en préparation.

Jaune avait dit Marie-Thérèse ... ce n'est pourtant pas ce que laisse supposer le premier bouton. Il semblerait que le jaune soit plutôt de l'orange. Mmmm ...

Impression vite confirmée par l'épanouissement des premières fleurs, toutes plus orangées les unes que les autres.

Et paradoxalement, moi qui jure ne pas apprécier cette couleur, me voici toute attendrie devant sa pétillance et sa luminosité si appréciable les jours de grisaille et de pluie.

 

Mais ce joli chrysanthème me réservait une nouvelle et belle surprise. En quelques jours, sa couleur a pâli, dévoilant un œil jaune totalement insoupçonné.

Fin octobre, les trois petites gelées qui ont blanchi le jardin n'ont eu aucune prise sur lui. Il est toujours aussi frais et pimpant.

10 novembre, balloté par les vents d'automne, alourdi par les froides pluies, il garde malgré tout un certain panache.

 

Inutile de me demander son nom, il n'en n'a pas ou il a été perdu. Pour moi, il restera à jamais le joli chrysanthème saumon de Marie-Thérèse.

Et j'ai tellement peur de le perdre comme j'ai perdu mon beau 'Kleiner Eisbar', rongé par les mulots l'hiver dernier,  que j'en ai même fait un pot de sauvegarde. Cette fois-ci, ils ne m'auront pas !

 

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18 mars 2017 6 18 /03 /mars /2017 09:33

 

Chaque année, je tends le dos. Combien de crocus seront encore là sur les centaines de bulbes plantés en quinze années de jardinage ? En restera-t-il même encore de quoi se réjouir un peu l'oeil ? Et ce printemps n'a pas failli à la triste règle. Table quasi rase dans les deux tiers du jardin.

 

En revanche, et je ne me l'explique toujours pas, trois massifs restent complètement épargnés. Mieux, d'année en année, les touffes grossissent et s'élargissent. Et c'est un vrai bonheur !

 

Livrée blanche pour ceux du massif pourpre et blanc,

 

 

couleur lavande pour le massif lavande

et habits violets pour le massif bleu et jaune

 

 

Je ne suis d'ailleurs pas la seule à apprécier. Les corolles sont consciencieusement et bruyamment visitées.

 

 

Parfois je rêve au visage qu'offrirait le jardin si aucun bulbe n'avait été mangé. Ce serait une véritable explosion de fleurs.

 

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5 février 2017 7 05 /02 /février /2017 22:00

 

Oh bien sûr, pas les callunes alsaciennes aux couleurs de l'arc en ciel que je n'apprécie pas du tout mais celles dont le feuillage coloré est 100 % naturel et sans aucune intervention humaine. Deux spécimens hauts en couleurs sont au jardin depuis plusieurs années.

 

Il y a la jaune, 'Beoley Gold' dont la couleur est renforcée durant l'hiver

 

 

 

Et puis il y a la flamboyante 'Rêve Orange' qui attend les grands froids pour s'enflammer. Habituellement plus orangée, elle a choisi cette année de virer à un rouge cramoisi qui est loin de passer inaperçu dans un jardin pauvre en couleurs.

 

 

 

Hier, j'ai profité du premier bel après-midi de jardinage pour marcotter quelques branches. Si toutes réussissent, dans trois ans, le jardin hivernal sera un gigantesque brasier.

 

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12 mai 2016 4 12 /05 /mai /2016 12:41

 

S'il fallait décerner un prix de la discipline, je l'attribuerais sans hésitation au polygonatum odoratum. Regardez-moi ce rang parfait où rien ne dépasse.

 

Tout le monde regarde dans la même direction,

 

les maintiens sont au garde à vous,

 

les couvre-chefs sont impeccablement alignés,

 

les habits sont pareillement immaculés.

 

Mais je lui donnerais aussi le prix du parfum.

Ce polygonatum est une vraie merveille pour les narines. Il sent divinement bon et après une journée de chaleur, ses effluves se répandent généreusement à proximité, voire au delà. Inutile de dire que quelques branches dans un bouquet remplissent une petite pièce ou un passage.

 

Acheté il y a peu, son cousin le rougeaud 'Red Stem' sera-t-il autant rigoureux et tout aussi odorant ?

 

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19 mars 2016 6 19 /03 /mars /2016 12:26

 

Il y a les clochettes blanches des perce-neiges. Mais il y a aussi celles tout autant merveilleuses des nivéoles. Moins courantes dans les jardins, il arrive que d'aucuns les confondent. Même forme de feuilles, petites marques vertes en bout de tépales, une floraison qui prend tout juste le relai des perce-neige. Et puis il faut reconnaitre qu'en boutons, la belle cultive une certaine forme de mimétisme.

En revanche, une fois épanouies les clochettes ne trompent plus leur monde. Leurs six tépales de même taille forment une clochette bien  rebondie.

 

J'ai tenté leur culture plusieurs fois. Echec cuisant à chaque fois. Avec aplomb, j'accusais le manque de fraicheur des bulbes pour justifier ces déconvenues successives. Puis, comme pour les perce-neige, j'ai cru détenir la clé du succès en plantant une touffe en vert, gentiment offerte par une jardinière. L'échec fut à la hauteur de mes espérances.

 

La révélation s'est imposée le jour où j'ai admiré une marée de blanches corolles dans un  fond de fossé mouillé, voire détrempé. C'était donc ça ! L'endroit que je leur réservais au jardin était loin d'être aussi humide.

 

Mais point de fossé humide au jardin. La seule petite niche s'approchant le plus de ce biotope se trouve au  niveau du trop plein du bassin. Au printemps 2014, j'ai donc planté 5-6 bulbes en vert. L'année suivante, non seulement ils étaient toujours là mais ils m'ont remerciée de quelques fleurs. Et ce printemps, victoire, plus d'une vingtaine de clochettes sont en train de s'ouvrir, de quoi me réjouir les yeux et prolonger d'une bonne quinzaine de jours la saison des blanches clochettes. Je pense avoir enfin trouvé l'emplacement que ces belles apprécient.

Alors, c'est qui l'chef ? Pas forcément la jardinière, foi de nivéoles !

 

Mais oserais-je quand même avouer que je suis retombée dans mes travers et ai risqué ce printemps UN bulbe au pied de mon bel ophiopogon noir. Il fallait absolument que j'essaie de  prolonger l'envoûtant mariage du noir et du blanc.

 

 

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12 janvier 2016 2 12 /01 /janvier /2016 17:53

 

Longtemps je les ai admirées sur les routes de mes forêts vosgiennes. Leur blondeur à la saison de la grisaille réjouissait le paysage et les yeux. Les graminées au jardin n'étant pas encore dans l'air du temps, l'idée d'en transplanter un pied au jardin ne m'a même jamais effleurée.

Il aura fallu le premier hiver pour que je reconnaisse dans la molinia 'Karl Foerster' que l'on m'avait offerte, les touffes dorées des bords de routes locaux.

 

'Karl Foerster' ayant été victime de l'appétit féroce des campagnols durant un hiver, 'Transparent' dont j'avais lu le plus grand bien, la remplaça.

'Transparent' ! Quel drôle de p'tit  nom ... qui s'avère loin d'être usurpé tant photographier cette graminée en floraison relève de l'exploit. Merci au soleil levant et à la légère rosée qui m'ont permis ce matin là de réussir enfin un cliché présentable.

 

De verte, l'ensemble vire au jaune d'ambre à l'automne révelant davantage sa présence et son joli port évasé. Il faut dire aussi qu'avec ses deux bons mètres, la belle en impose par sa taille. Pour autant, le pied grossissant raisonnablement, elle n'occupe que peu de place au sol. On est loin des miscanthus denses et s'étendant tels des rouleaux compresseurs.

 

La finesse de ses longues panicules (50 cm) laisse deviner l'arrière-plan ... en transparence (!!!). Légères, elles profitent du moindre souffle pour se balancer gracieusement et animer le massif.

 

Après une ondée, elles n'ont pas leur pareil pour retenir les gouttes de pluie et, si par bonheur un rayon de soleil vient s'y mirer, la plante toute entière prend une allure endiamantée.

 

Mais c'est saupoudrées de givre que je les préfère, même si, trop alourdies, elles peuvent valoir un air un tantinet penché à l'ensemble.

 

C'est sûr que début janvier, après quelques pluies et coups de vent, le spectacle n'est plus aussi engageant. J'ai donc tout rasé. Rendez-vous dans quelques mois pour une nouvelle saison de ma belle transparente.

 

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22 novembre 2015 7 22 /11 /novembre /2015 09:23

 

Jour après jour, les fleurs se font plus rares et plus discrètes. Mi-novembre, cela n'a rien d'exceptionnel en Lorraine. Et pourtant, tout comme les irrésistibles Gaulois de mon enfance, une grosse touffe claire fait de la résistance et illumine encore le jardin. Partout où le regard se pose dans le jardin maintenant déshabillé, on ne voit (plus) qu'elle.

 

Pour la première fois de ma vie de jardinière, un chrysanthème a l'heur de se plaire au jardin. Et quel chrysanthème !

Vigoureux, le pied n'entame que sa deuxième année de culture ; imposant, 0.80 m sous la toise ; florifère, ce bouquet n'est le résultat que de huit tiges ; durable, trois semaines de floraison sans montrer un seul signe de faiblesse.

 

Mais d'où peut-il bien tirer son drôle de nom : 'Kleiner Eisbär' (=petit ours polaire) ?

De sa couleur de départ ni tout à fait jaune, ni tout à fait blanche ? De ses nombreux pétales qui lui font une épaisse fourrure ? De sa résistance au gel (à re-confirmer) ?

Il est sûr qu'il ne le tient pas de son odeur car outre toutes les qualités déjà citées, le bougre sent divinement bon !!! Oui, oui, oui ! Pas le parfum connu et souvent exécré de chrysanthème mais une odeur délicieusement fraiche et printanière que les rayons du soleil automnal m'ont fait percevoir à 50 cm.

 

Jour après jour, les nombreux boutons s'ouvrent et blanchissent. Faute de pluies, je ne connais pas leur résistance à l'eau et la météo hivernale annoncée pour ce week end ne me donnera sans doute pas l'occasion de le découvrir.

 

Les dizaines de litres d'eau tombés vendredi ne me laisseront pas non plus le temps de profiter de la jolie teinte rosée que commençaient à prendre les pétales en fin de floraison. Sous le poids de l'eau, toutes les branches se sont cassées au niveau du tuteur.

 

Inconsciente, je n'ai fait aucune bouture de sauvegarde. Je croise les doigts pour que l'hiver et ses habitants souterrains affamés ne me jouent pas un tour pendable.  L'année prochaine, dès que les tiges se seront suffisamment allongé, je le multiplie. Il y aura toujours une place et un jardin pour l'accueillir.

 

Et dans vos jardins, vous en cultivez aussi de jolies merveilles, florifères, sans souci, très rustiques et résistant à toutes les épreuves ?

 

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