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16 février 2014 7 16 /02 /février /2014 09:20

 

A l'heure où le jardin commence à se blanchir de" gouttes de neige", il faut que je vous conte la suite de ce qui a été le premier épisode de l'histoire de mon petit-perce-neige-pas-comme-les-autres.

 

Souvenez-vous, l'année dernière, un petit galanthus différent attirait mon regard, puis un autre et encore un autre ... Après examen attentif de chaque clochette blanche, tout un peloton de petits perce-neige à jupons fleurissaient au jardin.

galanthus nivalis Berthille 3 mars 13galanthus nivalis Berthille 4 mars 13galanthus nivalis Berthille 5 mars 13


Cela n'a pas échappé à l'oeil averti d'une certaine jardinière conteuse d'Isère. Maniant la langue de Shakespeare avec facilité - ce qui est loin d'être mon cas - elle s'est tournée vers LE forum des spécialistes et collectionneurs en galant(h)eries. Avaient-ils déjà vu une telle bizarrerie ? 

Leur réponse m'a sidérée : ce perce-neige leur semblait tout à fait différent et unique !!! Mais leur gros questionnement concernait la stabilité de cette particularité. 

 

L'examen approfondi d'une photo de 2008, miraculeusement rescapée à deux crashs disk, me mit des étoiles dans les yeux.

galanthus-nivalis-9-fev-08.jpgEn regardant attentivement les perce-neige e ncadrés de jaune, l'oeil averti devine déjà quelques tépales internes supplémentaires (photo agrandissable)

galanthus-nivalis1-9-fev-08.jpg

 

De fortuite, la découverte se pimentait d'un je ne sais quoi d'exceptionnel.

 

Inutile de dire que je guettais avec impatience et anxiété l'ouverture du premier 'Berthille' du jardin. Allait-il toujours porter ce drôle de jupon ?

galanthus-nivalis-Berthille-10-fev-14.jpggalanthus nivalis 'Berthille' 9 février 2014

 


la suite de l'histoire dans quelques jours ... mais les impatient(e)s peuvent toujours aller faire un petit tour de ce côté.


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14 novembre 2013 4 14 /11 /novembre /2013 10:17

 

Trois chrysanthèmes fleurissent encore au jardin en ce moment. En braves petits soldats automnaux, ils ont vaillamment supporté les quelques gelées blanches de cette dernière quinzaine.


Le premier devait être 'Peterkin'. Visiblement, il s'est trompé de couleur et cela, pour ma plus grande joie. Planté depuis trois ans, il est toujours là et grossit doucettement.

chrysanthemum-double-pourpre-13-nov-13.jpg

Le deuxième est un inconnu troqué à une bourse aux plantes. Perdu l'hiver dernier sous les dents des campagnols (?), j'ai été ravie de le retrouver en mai, apporté par la même généreuse jardinière. Planté hors du massif régulièrement visité, j'espère bien cette fois le retrouver au printemps prochain.

chrysanthemum-Aulnois-10-nov13.jpg

Quant au troisième, objet de toutes mes attentions, c'est 'Edelweiss'. Tout droit déplanté du jardin vosgien de mon amie Christine ce printemps, il n'a pas pris d'ampleur mais a déjà abondamment fleuri.

chrysanthemum-Edelweiss27-oct-13.jpg

 

Seulement voilà, si le petit éclat a bien pris racine dans mon jardin, dans celui de Christine, la maman n'a pas survécu à cette séparation. Et cela, ça me chiffonne car je me sens quelque peu fautive.

Je me fais donc un devoir de réussir à faire traverser l'hiver à cette petite plante toute jeunette afin qu'elle retrouve l'année prochaine le joli jardin vosgien dont elle avait été déracinée.

Mais pour avoir planté à de nombreuses reprises des chrysanthèmes, je sais que j'en perds bien plus que je n'en garde. Alors si des amoureuses de ces belles plantes jardinant dans des régions rudes ont un petit secret pour réussir la mission que je me suis confiée, je suis à l'écoute.


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24 octobre 2013 4 24 /10 /octobre /2013 15:00
   

Nouvel arrivant ce printemps au jardin, l'aster frikartii 'Monch' me manquerait déjà s'il venait à disparaître. Il faut dire que ce bel étoilé ne ternit pas sa réputation et tient largement les promesses encenseuses de ses vendeurs.

 

On le dit hâtif. Sa première fleur s'est ouverte le 17 juillet.

aster-frikartii-Monch-17-juil-13.jpg

On le dit florifère. Chaque tige porte de très nombreuses et grosses fleurs.

aster-frikartii-Monch-14-sept-13.jpg

On dit ses fleurs de belle taille. C'est loin d'être surfait.

aster-frikartii-Monch-24-oct-13.jpg

 

On le dit longuement fleuri. Le 18 octobre, après trois de floraison, les fleurs sont certes finissantes mais offrent toujours une belle tache bleutée. Mieux, quelques timides boutons sont encore en préparation.

aster frikartii Monch 18 oct 13

 

On le dit résistant à l'oïdium. En cette fin d'octobre, toujours pas la moindre petite tache blanc sur son feuillage.

aster-frikartii-Monch-22-oct-13.jpg

 

Mais on le dit aussi versant facilement à la pluie. Cela n'a pas raté ... et cela lui réussit plutôt bien.

aster-frikartii-Monch-25-sept-13.jpg

 

Et on le dit aussi non envahissant, supportant la sécheresse, aimant les terres légères mais cela, seul l'avenir pourra me le dire.


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2 octobre 2013 3 02 /10 /octobre /2013 11:55

 

Voilà trois mois qu'elle m'enchante cette belle et imposante persicaire. Trois mois qu'elle  embellit et marque de sa présence ce coin du jardin. Le petit godet de 9 x 9 acheté en 2006 s'est transformé en un buisson compact de 1.50 m de large et de 2 m de haut.


Mi-juin c'est un nuage d'épis bien blancs portés par des tiges solides que les fortes et interminables pluies du mois de mai n'ont pas réussi à faire ployer.

persicaria-polymorpha-18-juin-13.jpg

 

Alors que le miscanthus voisin se couche et se relève sous les assauts des bourrasques orageuses, elle encaisse les coups et reste digne.

persicaria-polymorpha-25-juin-13.jpg

 

Fin août, les épis blancs commencent légèrement à rosir.

persicaria-polymorpha-26-aout-13.jpg

 

Mi-septembre, il n'y a plus une seule once de blanc mais une teinte mêlant rose et beige verdâtre donnant toutefois plus une impression de fleurs fanées que de jolie défloraison.

persicaria-polymorpha-13-sept-13.jpg

 

Puis insensiblement le vieux rose s'est imposé redonnant à la plante une seconde "jeunesse" et un bel intérêt décoratif.

20 septembre

persicaria-polymorpha-20-sept-13.jpg

 

25 septembre

persicaria-polymorpha-25-sept-13.jpg

 

Et en ce petit matin d'octobre, effleuré par la lueur du soleil levant, le rose a pris une teinte fauve très automnale ...

persicaria-polymorpha-2-oct-13.jpg

 

... parfaitement en accord avec les jeunes épillets du miscanthus sinensis 'Silberfeder' tout proche.

persicaria-polymorpha-et-miscanthus-Silberfeder-2-oct-13.jpg

 

Alors, convaincu(e)s ?

Son p'tit nom ? Persicaria polymorpha

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21 août 2013 3 21 /08 /août /2013 08:22

 

Dans mon jardin régulièrement soumis aux gelées tardives printanières, les hydrangea macrophylla sont bien plus souvent en feuilles qu'en fleurs. Ne disposant guère d'endroits protégés, je les supprime un à un pour les remplacer par des serrata, plus accomodants.

 

Il y a trois ans, j'ai acheté 'Preziosa'.

Le rude hiver 2011-2012 fut un hiver test. La floraison ne fut pas opulente cet été là mais floraison il y a eu.

Cette année, les températures ayant été plus clémentes, l'arbuste est couvert de fleurs, à tel point qu'alourdies par les pluies, elles font ployer les branches souples. Mais peu m'importe, je préfère devoir soutenir des bouquets de fleurs plutôt que de contempler des tiges uniformémément vertes.

 

Dans ma terre acide, les jeunes fleurs hésitent entre blanc verdâtre, blanc bleuté et blanc rosé.

hydrangea-serrata-Preziosa-4-aout-13.jpg

 

Mais rapidement, elles choisissent et se mettent à virer vers un parme rosissant ...

hydrangea-serrata-Preziosa-14-aout-13.jpg

 

... et s'empourprant davantage de jour en jour.

                   hydrangea serrata Preziosa 19 aout 13  hydrangea serrata Preziosa 20 aout 13

 

Réussiront-elles à concurrencer le magnifique sujet aux bouquets violacés admiré au Jardin de Berchigranges la semaine dernière ? 

hydrangea-serrata-Preziosa-Berchigranges16-aout-13.jpg

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3 juillet 2013 3 03 /07 /juillet /2013 00:01

 

Je l'ai d'abord plantée et disséminée dans tout le jardin pour combler les nombreux espaces vides dans les massifs. Et j'y ai pris goût tant sa floraison vert acide, légère et vaporeuse fait merveille durant plusieurs semaines. 

alchemilla-mollis-16-juin-12.JPG

 

Et lorsqu'au petit matin, les rayons du soleil levant la transpercent, elle acrroche la lumière et agit comme un véritable point lumineux.

alchemilla-mollis-18-juin-12.JPG

 

Dans ma terre légère, elle se plaît à merveille, s'élargissant et se semant avec une telle prodigalité que je suis contrainte d'en arracher chaque année. Malgré cela, je ne saurais imaginer le début de l'été au jardin sans ses nombreuses taches vert chartreuse.

 

Elle se répand au pied du gros pin sylvestre, réussissant à prospérer dans une terre assoiffée par ce presque géant du jardin.

alchemilla-mollis1-22-juin-13-copie-1.jpg

 

Elle éclaire l'ombre sous le petit cerisier, se mêlant avec bonheur avec les feuillages dorés voisins.

alchemilla-mollis2-22-juin-13.jpg

 

Elle sert de faire-valoir à l'euphorbia dulcis 'Chameleon' dont le pourpre à tendance à s'éteindre au fil des semaines.

alchemilla-mollis3-22-juin-13.jpg

 

Elle habille le pied de l'arche supportant le rosier multiflora 'Inermis.

alchemilla-mollis4-22-juin-13.jpg

 

Elle se mêle aux fleurs rose vif du geranium 'Rosenlicht' formant un bouquet que je n'aurais pas eu l'audace de tenter.

alchemilla-mollis5-22-juin-13.jpg

 

Elle offre  un écrin de choix aux grosses fleurs bleutées du geranium magnificum.

alchemilla-mollis6-22-juin-13.jpg

 

Elle est la seule à résister et à joliment fleurir la bande de terre desséchée entre le pin et le chêne, engloutissant pour quelques semaines les trois hauts pots bleus. 

alchemilla-mollis7-22-juin-13.jpg

 

Elle déborde sur la bordure de grès, cassant au passage de loin en loin la longue rectitude.

alchemilla-mollis8-22-juin-13.jpg

 

Elle festonne avec charme le petit banc de bois sur lequel je viens m'asseoir pour rêvasser ou échafauder de nouveaux plans.

alchemilla-mollis9-22-juin-13.jpg

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23 juin 2013 7 23 /06 /juin /2013 07:10

 

Il suffit parfois de peu pour passer à côté d'une jolie plante.

Achetée au printemps 2010, la petite saponaria ocymoides a végété deux années durant avant que je ne lui donne enfin une chance de montrer ses qualités.

 

Plantée dans une bordure ensoleillée, la pauvrette se faisait tellement vampiriser par un serpolet sauvage qu'elle n'avait jamais eu la force de fleurir, gardant toute son énergie pour survivre. J'avais même oublié sa présence.

Mais le Bon Génie du Jardin, qui veillait sur la malheureuse, me fit miraculeusement deviner un restant d'étiquette, témoin de sa plantation.

 

Repérer puis démêler l'unique tige restante et ses quelques racines parmi l'enchevêtrement parfumé des tiges de serpolet ne fut pas chose aisée. J'ai même failli abandonner mais ma patience légendaire en démêlages et dénouages de toute sorte fit une nouvelle fois merveille.

 

Je l'ai transplantée avec force précaution au bord du bassin, en plein cagnard. Là, aucune concurrence. Une terre sèche, certes loin d'être calcaire, et des pierres pour lui tenir compagnie et lui rappeler ses origines sauvages dans les côteaux pierreux du Sud-Est.

En deux ans, la plantounette maigrichonne et chétive s'est transformée en une volumineuse touffe rose, occupant presque un demi-mètre carré.

saponaria-ocymoides-12-juin-13.JPG

 

Elle occupe et habille un coin du bassin, n'hésitant pas à déborder sur l'espace imparti et allongeant ses extrémités jusqu'à aller taquiner la première fleur de nénuphar.

saponaria-ocymoides-22-juin-13.jpg

 

Depuis trois semaines, on ne voit qu'elle. De près comme de loin, la masse de ses fleurettes roses fait l'admiration.

Belle revanche pour une rescapée qui faillit disparaitre !

saponaria-ocymoides-21-juin-13.jpg

 

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30 avril 2013 2 30 /04 /avril /2013 22:50

 

Comme chaque année au printemps, je suis impatience de découvrir quelle floraison me réservent les semis naturels d'hellébores que j'ai gardés ou qui ont échappé à ma vigilance.

2013 se profile comme une bonne cuvée avec trois modèles en attente de confirmation.

 

Une première floraison plutôt étonnante pour ce premier modèle.

Je ne sais si une pollinisation croisée entre orientalis et foetidus est possible. Toujours est-il que ce rejeton, tout en gardant les caractéristiques d'une rose de Carême, présente de singuliers airs de ressemblance avec un pied de griffon : mêmes petites fleurs en boules, même air toujours penché, mêmes corolles fermées.

Jeunesse ou véritable caractéristique ? Les années à venir trancheront.

helleborus orientalis boule 17 avr 13

  helleborus orientalis boule

helleborus-orientalis-boule-26-avr-13.jpghelleborus orientalis boule


helleborus foetidus 15 avr 13

  helleborus foetidus

 

A la différence des fleurs boules de l'hellébore précédent, celui-ci redresse fièrement la tête et ouvre très largement ses fleurs. Non content de se faire admirer pour ces deux premières qualités, il affiche en plus une couleur totalement inédite au jardin : un bourgogne glissant vers le brun en s'épanouissant.

helleborus-orientalis-brun-10-avr-13.jpg

helleborus-orientalis-brun-15-avr-13.jpg

helleborus-orientalis-brun-24-avr-13.jpg

 

Quant au petit troisième, je lui réserve une place de choix dans l'histoire du jardin.

En mars 2008, une rencontre avait été organisée à Paris entre jardinières forumeuses et nous avions visté à l'occasion le Parc Floral de Vincennes. La floraison des hellébores était à son apogée et notre joyeuse bande soulevait jupes et jupons pour admirer et s'extasier devant chaque variété.

Un jardinier à l'oeuvre, amusé de notre (bruyant) enthousiasme nous a permis de nous servir en petits plants. Mals conditionnés en l'absence de matériel adéquat, les minuscules semis n'ont guère supporté le retour et l'installation en Lorraine. Celui-ci est le seul survivant mais je ne regrette pas les cinq années qu'il m'a fallu patienter pour découvrir sa fleur sombre aux pétales joliment recourbés.

helleborus-orientalis-pourpre-8-avr-13.jpg

helleborus-orientalis-pourpre-16-av-13.jpg

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29 décembre 2012 6 29 /12 /décembre /2012 10:45

 

Il y a plus de 25 ans, lorsque j'ai commencé à fleurir le grand terrain qui entoure la maison, une des premières vivaces "originale" à y entrer fut une rose de Noël. Un beau rejet donné par ma maman qui provenait lui-même du jardin de sa maman.

Enfant, chez ma grand-mère, le traditionnel bouquet de ces fleurs épanouies en plein mois de décembre me fascinait.

 

Bien des années plus tard, en discutant fleurs et jardin avec la jardinière à l'origine de ce cadeau à ma grand-mère, j'ai appris qu'elle-même le tenait du jardin de la grand-mère de sa belle-mère qui le tenait elle-même de ...

De jardin en jardin et de jardinière en jardinière, nous sommes remontées jusqu'au milieu du 19ème siècle.

 

De très chère, ma rose de Noël est devenue très précieuse. D'autant que je me suis aperçue qu'elle possédait des qualités que je ne retrouvais pas chez ses consoeurs achetées en jardinerie.

helleborus-niger-macrantha-29-dec-12.jpg

Première à fleurir au jardin, elle peut, comme cette année, s'épanouir dès la mi-novembre sans pour autant me priver de sa floraison plus précocément en fin d'hiver.

Au milieu de feuilles de belle taille (30 cm) s'élèvent des fleurs d'une grosseur plus que respectable.

helleborus-niger-macrantha-fleur-29-dec-12.jpg

Chez elle, point de chichis. Dédaignés par les grignoteurs, feuillage et fleurs sont pratiquement toujours impeccables. Ce qui est loin d'être le cas des variétés achetées ... qui devraient avoir-honte-d'être-aussi-vilaines-lorsqu'on-est-les-seules-plantes-à-fleurir-en-hiver.

helleborus-niger-29-dec-12.jpg

 

Malheureusement, au contraire de ses consoeurs qui m'inondent de petits semis, la belle est stérile et ne se reproduit que par divisions qu'elle est d'ailleurs loin d'apprécier. Attentive, je ne lui en impose qu'une tous les cinq ans ... et encore !

 

Un article d'un vieil Ami des Jardins m'a appris que ma plante était helleborus niger macranthus, une variété stérile, très précoce, à longue floraison que l'on ne rencontre que dans les vieux jardins et chez les spécialistes de ces fleurs.

Inutile de vous dire que les pieds du jardin sont bichonnés : cendres de bois et coquilles d'oeufs chaque année pour équilibrer ma terre acide et leur apporter tout ce dont elles ont besoin.

 

helleborus-niger-macrantha-28-dec-12.jpg

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21 novembre 2012 3 21 /11 /novembre /2012 10:13

 

Toujours à la recherche de floraisons parfumées, je m'étais laissée tenter ce printemps par quelques cormes de glaïeuls d'Abyssinie.

 

Leur feuillage, plus fin et plus gracieux que celui des glaïeuls, ressemble très fortement à celui du crocosmia 'Lucifer'. A un point tel que durant plusieurs semaines, j'ai eu des doutes sur l'étiquetage.

 

La floraison est très échelonnée. Seules une à deux fleurs par tige s'épanouissent en même temps. Mais chaque hampe portant entre douze et quinze boutons, la fête dure longuement.

 

Leur blancheur éclatante les fait se remarquer de loin. Vues de près, elles font montre d'une élégance, d'une grâce et d'une légèreté que peuvent leur envier les fleurs de leur cousin, le lourdaud glaïeul.

Il est toutefois un peu dommage qu'elles s'obstinent à garder la tête baissée ne dévoilant leur coeur pourpre étoilé qu'à celui se penche pour le regarder.

acidanthera murielae 20 aout 12 

Début août, après deux longs mois de mise en végétation, la première fleur éclosait. Enfin !

Aussi jolie que sur les photos. Formidable ! Mais le parfum va-t-il être au rendez-vous ? Ouiiiii ... Puissant, capiteux, envoûtant, DI-VIN ! Largement à la hauteur de ce que j'espérais, si ce n'est plus.

 

16 octobre : clap de fin. La dernière fleur est flétrie. Deux longs mois de plaisir visuel et olfactif, sans aucun reproche à leur actif.

Malgré leur petit mètre de haut, leur tenue au vent est irréprochable. Aucun souci non plus avec la pluie qui n'entache pas leur blancheur.

 

Défleuries les tiges gardent un certain charme.

acidanthera-murielae-10-sept-12.jpg

A ma grande surprise, malgré leur très long cou, certaines fleurs avaient été fécondées. Elles n'ont guère tardé à grainer et à se gonfler mais l'arrière-saison est bien trop courte en Lorraine pour avoir permis leur maturité.

 

La première grosse gelée leur a ôté toute leur surperbe. Les tiges mortes n'assurant plus le nourriture des cormes, j'ai tout arraché. Et là, nouvelle surprise. Non contente d'être florifère, la plante est très prolifique.

Outre le fait que les cormes ont considérablement grossi en six mois, chacun a donné naissance à des dizaines de bulbilles déjà bourrés d'énergie.

acidanthera-murielae-21-nov-12.jpg  acidanthera murielae 20 nov 12

 

L'envie me prend de jouer à la mère nourricière et de mener jusqu'à l'âge adulte ces petites promesses. J'ai donc détaché délicatement chaque bulbille et les ai enfouis dans de la tourbe pour les préserver du dessèchement. Ils seront stockés au sec et à l'abri de la lumière durant tout l'hiver. Au printemps, ils seront plantés dans un substrat léger pour y subir leur "engraissement".


Une chose est certaine : l'année prochaine, j'en planterai bien davantage, par groupes plus importants et en espaçant les plantations d'une dizaine de jours afin de prolonger le plaisir des yeux et des narines.

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